Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres.
- Eugène Bouchut
- Date:
- 1873
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres. Source: Wellcome Collection.
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![bourgeons charnus apparaissent, on panse avec les bande- lettes de diachylon et l'on applique par-dessus le membre une bande roulée. On renouvelle le pansement tous les quatre jours (Baynton, Velpeau, Ph. Boyerj. V. Bande- lettes {Pansement avec les). Lorsque la cicatrisation commence à se faire, s'il y a des bourgeons charnus exubérants, on lés cautérise avec le crayon de nitrate d'argent. Comme les ulcères variqueux négligés sont les seuls qui se compliquent d'accidents, toutes les fois qu'un ulcère variqueux sera compliqué on se donnera pour but de le ramener à un état voisin de l'élat primitif avant la compli- cation. Pour cela rien n'est meilleur que le repos, l'éléva- tion du membre sur un plan incliné et les cataplasmes en permanence. S'il y a irritation de la peau, on emploiera de préférence les cataplasmes de fécule. Si les bandelettes appliquées trop tôt causaient de vives démangeaisons, on suspendrait leur application et l'on reviendrait aux cata- plasmes et aux compresses d'eau de sureau. Lorsque les bandelettes sont bien appliquées et quand l'ulcère commence à se cicatriser, on peut permettre aux malades de se lever et de marcher; mais il vaut mieux qu'ils gardent le repos ; la guérison sera plus prompte. Les ulcères consécutifs à des plaies chez des scrofuleux et des syphilitiques ou des scorbutiques seront traités comme les ulcères variqueux ; mais si les ulcères sont peu disposés à se cicatriser, on aura recours à quelques uns des topiques recommandés contre les ulcères (V. Ulcères). Si les ulcères, au contraire, sont la conséquence de syphi- lides, on placera les topiques appropriés. Mais, quel que soit le topique employé, il faudra toujours appliquer des cataplasmes par-dessus le topique. Lorsque l'ulcère entre dans une période de suppuration de bonne nature, c'est-à-dire lorsque la cicatrisation com- mence, le pansement aux bandelettes est ce qu'il y a de meilleur à faire. Les ulcères simples réclament le traitement général des plaies, les tisanes amères et les purgatifs. V. Plaies. Les ulcères diathésiques seront traités par les prépara- tions appropriées au traitement de la diathèse. V. Scro- fule, Syphilis, Scorbut. Ulcère de Mo«aint»îc|ue (Plaie d'YÉMEN). L'ulcère de Mozambique est un ulcère exotique, unique, non conta- gieux, indolent, à bords saillants et renversés, siégeant aux membres pelviens, ayant une grande tendance à dé- vorer les tissus en profondeur, à carier les os lorsqu'il envahit leur surface, et cet ulcère cause alors de vives douleurs et l'épuisement des malades. D'une nature peu éloignée du pian, du bouton d'Alep et du bouton de Biskra ulcérés (V. ces mots), cet ulcère est comme eux sous la dépendance de conditions hygiéniques défavorables. La syphilis joue probablement un rôle dans sa production; peut-être les piqûres de mouches en sont aussi une cause comme pour le pian (Swediaur). Cepen- dant la prédilection de ces ulcères pour les jambes, leur existence isolée, doivent faire supposer que ces ulcères sont des lésions semblables aux ulcérations des vieillards et aux ulcères variqueux développés chez des indivi'lus en mauvais état. L'ulcère de Mozambique cause la mort par épuisement après la propagation de l'ulcère dans une grande étendue en largeur et en profondeur. Les malades s'infiltrent et de- viennent cachectiques. Thérapeutique. — Le traitement tonique est le meil- leur (Mazaé Azéma). Le traitement général anlisyphilitique a résusi quelquefois. Le traitement local doit consister en topiques caustiques, avec la teinture d'iode, le miel égyp- tiac (V. Ulcères);l'onguent de guaco : Axonge 30 graiiiines. Guaco 2 il 4 id. a réussi quelquefois (Mazaé Azéma). On cautérise avec avantage l'ulcère, soit à l'aide de l'acide sulfurique, soit à l'aide du caustique sulfo-safra- nique (V. Caustiques), et lorsque la cicatrisation coin- mence à se manifester, on saupoudre la plaie avec de l'alun. Lorsque l'ulcère de Mozambique a dénudé et carié les os, l'amputation est indiquée. Ulcères papillaires des vieillards. Lorsque après un léger épaississement, la peau se recouvre de lamelles épi lermiques, quand un point limité de ces lamelles forme une croûte qui persiste pendant longtemps, quand une sécrétion séro-purulente s'établit au-dessous de la croûte et la fait tomber, un ulcère rouge, un pèufongueux, appa- raît, et cet état est désigné sous le nom d'«/cé/'e papillairc des vieillards. L'ulcère papillaire a son siège de prédilection à la face. Cette ulcération a été longtemps confondue avec les can- croides ; on l'a appelée noHine tancjerc ; mais cette ulcéra- tion s'agrandit sans que ses bords s'indurent, et c'est là le caractère diagnostique qui la sépare des cancroïdes; il n'y a pas d'engorgements ganglionnaires, ce qui semble indiquer que l'ulcère papillaire n'a pas de rapports intimes avec le cancer, du reste l'ulcère ne récidive pas quand il a été entièrement détruit. Thérapeutique. — Il ne faut pas enlever les ulcères papillaires avec le bistouri ; la cautérisation avec la pâte ar- senicale de frère Côme (Manec) est la meilleure pratique (FoUin). ULMAIRE OU RE11\IE-»ES-PRÉ*». Plante de la fa- mille des rosacées, dont les fleurs infusées, 15 à 30 gr. Fig. 713. — Ulmaire. par litre d'eau, sont vantées comme diurétiques [+] et pouvant guérir les hydropisies □. UPAS (Upas tieuté). Poison venimeux formé avec du venin de crotale et du suc de strychnos, dont l'inoculation, rapidement mortelle, produit des accidents tétaniques promptement suivis de la mort.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713819_1446.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)