Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres.
- Eugène Bouchut
- Date:
- 1873
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres. Source: Wellcome Collection.
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![IJR.4BIOPLASTIE. V. VoiLE DU PALAIS, StAPHYLOR- RHAPHIE, VOUTE PALATINE. URÉE. Principe immédiat de l'urine dont on a vanté les effets dans la néphrite albumineuse chronique, à la dose de 1 à k grammes par jour E] URÉMIE. Ce que Wilson, Wœhler et Frerichs ont dit de la présence de l'urée dans le sang, c'est-à-dire de Vurémie et des phénomènes cérébraux occasionnés par ce mélange, s'explique également bien par une autre altéra- tion du sang (l'anémie) ou par une lésion matérielle de l'en- céphale {œdème du cerveau), car on n'a pas démontré d'une façon péremptoire la présence d'un excès d'urée dans le sang. Ce qu'on appelle l'urémie est si souvent accompagné de diminution ou de suppression de l'urine pendant un ou deux jours, que l'on a considéré cette rétention de toute l'urine dans le sang comme la cause des accidents urémi- ques et qu'on a appelé le mal urinémie, c'est-à-dire urine dans le sang. L'urémie est une maladie encore à démontrer, mais en admettant qu'elle existe, on suppose que la quantité nor- male et infinitésimale de l'urée dans le sang augmente dans des proportions considérables et donne lieu à du coma, de la paralysie, du délire, des hallucinations et de l'éclampsie. Ce serait une nosohémie secondaire en rap- port avec l'absence d'élimination de l'urée par les urines, dans l'atrophie et la destruction ou l'extirpation des reins, enfin dans la néphrite albumineuse aiguë et chronique. L'urémie, ou ce qu'on appelle ainsi peut-être à tort, co- existe presque toujours avec la néphrite albumineuse aiguë ou chronique, ou avec l'albuminurie de la grossesse sans lésion profonde de la glande rénale ; mais il y a toujours en même temps de l'œdème partiel ou général, de l'ana- sarque, et ce qu'on rapporte à l'urémie peut aussi bien s'ex- pliquer par la suffusion séreuse de l'encéphale et de ses enveloppes. L'urée à haute dose est un poison. 30 grammes em- poisonnent un lapin en déterminant des phénomènes co- mateux et convLilsifs, et c'est ce qui a fait penser que la non-excrétion naturelle de l'urée amenant sa rétention et sa concentration dans le sang, pouvait produire des phé- nomènes morbides analogues. Les accidents de l'urémie ont été tour à tour attribués à la perte de l'albumine du sang, à la formation d'acide oxalique, à la présence du carbonate d'ammoniaque dans le sang exhalé par la respiration (Wœhler et Frerichs), en- fin à la concentration de l'urée (Wilson) ; mais il n'y a rien de démontré que les propriétés toxiques de l'urée à haute dose, et sa présence en nature dans le sang n'a pas encore été bien constatée. Thérapeutique. — Contre la cause de l'urémie, il faut prescrire les diurétiques tels que la scille et la digi- tale à l'intériëur, les cataplasmes de feuilles de digitale sur le ventre, et contre les accidents nerveux il faut pres- crire la saignée du bras, les ventouses scarifiées ou les sangsues à l'occiput, et, ce qui m'a réussi plusieurs fois en amenant la guérison de l'albuminurie, le chloral hydraté. — Pendant l'éclampsie albuminurique, le chloral à 2 et 3 grammes dans du sirop de groseilles fait cesser les con- vulsions, produit le sommeil et peut sauver les malades. URÉTIIRALGIE. L'uréthralgie est la névralgie de l'u- rèthre ; elle existe après la blennorrhagie (Hunter, Vidal de Cassis). Elle se fait sentir au col de la vessie, au méat, et plus rarement sur le trajet de l'urèthre. Les uréthralgies existent dans les cas de rétrécissement de l'urèthre et dans le cas de calcul vésical, quelquefois après la blennorrhagie du côté de la prostate. L'absence de point douloureux dans l'urèthre pendant le cathétérisme avec une bougie à boule indique que la douleur est névralgique et n'est pas due à une uréthrite. Thérapeutique. —Les vésicatoires au périnée (Hunter), les vésicatoires pansés avec 1 centigramme de chlorhy- drate de morphine, sont utiles pour toutes les espèces d'uréthralgie ; les cautérisations de l'urèthre avec le porte- caustique de Lallemand (Belhomme et Martin) ne sont pas innocentes. Les frictions sur le périnée avec une pommade, avec 2 grammes d'extrait d'opium ou 4 grammes d'extrait de belladone, sont quelquefois utiles dans les uréthralgies consécutives aux blennorrhagies. La compression de la verge (Vidal de Cassis), avec des bandelettes de sparadrap de Vigo, est quelquefois utile pour les uréthralgies consécutives aux blennorrhagies aiguës avec complications. URÈTiiRE (Hypertrophie de la muqueuse de l'). Un cas a été observé où la muqueuse de l'urèthre hypertro- phiée formait un bourrelet circulaire autour du méat uri- naire. On apercevait au centre d'un bourrelet rouge l'orifice par lequel s'échappait l'urine. Cette particularité a dû faire rejeter l'idée d'un polype. Thérapeutique. — Le bourrelet circulaire a été enlevé avec l'écraseur linéaire après que le chirurgien a passé une érigne à travers la tumeur et lié sa base avec un fil. Une sonde à demeure a été ensuite placée dans la vessie (A. Guérin.) URÈTHRE (LÉSIONS TRAUMATIQUES del'). Des plaies, des contusions et des fausses routes ont été observées sur l'urèthre. Ces lésions entraînent des conséquences graves, une rétention d'urine, et plus tard des rétrécissements qui sont le plus rebelles au traitement, et enfin des fistules urinaires. V. Cathétérisme, Contusion, Calculs, Corps ÉTRANGERS. L UE'è.lire (Plaiks DE l'). Les plaies de l'urèthre pro- duites de dehors en dedans sont dues à des corps extéi'ieurs qui contusionnent ou coupent l'urèthre transversalement ou longitudinalement. Elles donnent lieu à une hémorrhagie quelquefois abondante. Les plaies régulières guérissent sans accidents et sans complications ; l'uréthrite trauma- tique est rare. L'infiltration urineuse n'existe que quand il y a plaie de la région prostatique de l'urèthre. Thérapeutique. — On traitera ces plaies comme les plaies simples. S'il y a hémorrhagie, on environnera la plaie de compresses d'eau glacée. On passera une sonde de gomme dans la vessie. Ce n'est point difficile dans les cas de plaie régulière et petite, et on la laissera à demeure pendant trois jours. S'il y a un épanchement sanguin, on placera sur la plaie des cataplasmes froids, arrosés d'eau blanche. Si la plaie est irrégulière, on se comportera comme pour les déchirures de l'urèthre. II. Urètiire.(Contusion de l'). V, Contusion. III. Urèthre (DÉCHIRURES DE l'). Les déchirures de l'urèthre peuvent être profondes, avec intégrité de la peau ou avec plaie contuse du tégument. Les fausses routes sont des plaies contuses produites de dedans en dehors, et elles ont le même effet que les contusions et les déchirures](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713819_1447.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)