Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres.
- Eugène Bouchut
- Date:
- 1873
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres. Source: Wellcome Collection.
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![produites par un coup ou une chute. [V. Cathétérismë {Ac- cidents du)]. Il se produit quelquefois des déchirures de l'urèlhre en arrière des rétrécissements. V. RÉTRÉCISSE- MENTS DE l'urèthre et Infiltration d'urine. Les plaies contuses de l'urèthre peuvent porter sur la totalité du calibre de l'urèthre qui est alors divisé longi- tudinalement et quelquefois transversalement. Elles s'ac- compagnent d'hémorrhagies moins abondantes que dans les plaies régulières par instruments tranchants ; mais il y a des épanchements sanguins autour de la plaie qui pro- duisent rapidement la rétention d'urine. L'infdtration urineuse est la conséquence habituelle des déchirures de l'urèthre occupant la portion membraneuse de ce canal. On reconnaît les déchirures de l'urèthre à la sortie de l'urine par la plaie au moment de la miction, et, lorsqu'il n'y a pas de plaie, à l'hémorrhagie par l'urèthre en dehors des moments où le malade urine. Les fausses routes se reconnaissent à un écoulement sanguin immédiatement après le cathétérismë, à une dé- viation de la sonde et à une sensation de déchirure lors- qu'on explore l'urèthre. V. Cathétérismë [Accidents du). Thérapeutique. — Lorsqu'il y a une déchirure de l'urèthre, sans plaie extérieure, on sondera le malade avec une sonde molle munie d'un mandrin. Les sondes à grande courbure sont bonnes. Si l'on se sent arrêté par une dé- chirure, on sondera par des procédés variables et avec des sondes de courbures différentes (V. Cathétérismë); on sondera avec lenteur et l'on s'arrangera de façon à faire suivre au bec de la sonde la partie de la paroi qui semble être intacte. Pour cela on tire la sonde en haut ou on la fait presser en bas. On placera des sangsues au périnée, on donnera des lavements opiacés ou l'on placera le malade dans un grand bain; on détruira les caillots sanguins qui existent dans l'urèthre à l'aide de la sonde ou en pressant sur le canal d'arrière en a\ant. Lorsque le cathétérismë est impossible et lorsqu'il y a une tumeur sanguine au périnée, on incise la tumeur et l'on tente de sonder. Une sonde à demeure peut sou- vent être placée après cette opération (Reybard). Si la sonde ne peut être placée, on aura recours à l'établisse- ment de la boutonnière urétlirale^ comme lorsqu'il y a plaie extérieure. Lorsqu'une plaie extérieure existe, et quand il y a écoulement d'urine par la plaie, il est encore indiqué de passer une sonde à demeure pendant trois jours, puis, les jours suivants, on fait uriner le malade avec la sonde à chaque besoin d'uriner. Si l'on ne peut passer une sonde, on pourra, en faisant uriner le malade, se guider sur le jet de l'urine pour aller à la recherche du bout postérieur de l'urèthre; puis une bougie étant introduite dans la vessie, une autre est passée dans l'urèthre, et l'on se sert de la bougie fdiforme introduite par l'urèthre pour rame- ner dans le canal la bougie dont une partie est engagée dans la vessie; pour cela, on lie ensemble les deux extré- mités des bougies qui passent parla plaie(Gosselin). V. Uré- throtomie. Lorsque l'urine ne passe pas par la plaie, et lorsqu'il y a néanmoins rétrécissement, on peut faire la boutonnière périnéale, inciser au devant de l'anus, comme pour la taille bilatérale, soit en grandissant une plaie, soit en fai- sant une incision en arrière de la plaie. V. Uréthrotomie externe. Si l'on est consulté plusieurs jours après que la plaie a eu lieu, si un rétrécissement ne peut être franchi, on peut, après avoir ponctionné la vessie, faire le cathétérismë, d'arrière en avant, avec une sonde métallique ou une sonde de gomme (Sédillot, Voillemier). La sonde arrivée dans la plaie sert à conduire une sonde dans la vessie, et l'on fait plus tard l'uréthrotomie externe. Si le canal est rendu libre, on y passe une sonde et l'on s'en sert pour conduire une sonde à demeure, passant à la fois dans l'urèthre et dans la vessie. Pour sonder les malades atteints de fausses routes, on se sert d'une sonde droite si la fausse route est sur la partie antérieure, d'une sonde courbe si elle est sur la paroi pos- térieure. Les bougies tortillées (Leroy d'Étiolles) sont d'un bon usage s'il y a rétrécissement. On peut introduire une sonde à olive latérale qui s'en- gage dans la fausse route, et l'on passe, à côté de cette sonde, une bougie fine qui évite ainsi le rétrécissement (Ducamp) ; ou bien on introduit une sonde presque droite, à œil latéral ; on pousse, et lorsque le bec de la sonde s'est engagé dans la fausse route, on passe dans la sonde une bougie munie d'un fil qui, traversant l'œil de la sonde, évite la fausse route (Mercier) : on retire la sonde, ouverte du bout, qui a servi de conducteur. En général, une bougie à boule, conduite par une main habile, suffit pour éviter les fausses routes, à moins qu'elles ne soient très-étendues et que la sonde ne soit engagée fort avant dans une fausse route formant un canal anormal. En tirant fortement sur la verge et en disant au malade de faire effort pour uriner, pendant qu'on in- troduit les bougies, on évite les petites fausses routes. V. Prostate {Hypertrophie de la). URÈTURe: (Rétrécissement de l'). Les rétrécisse- ments de l'urèthre sont dus à une modification de la structure de l'urèthre qui se transforme partiellement en tissu fibreux, soit après une inflammation de l'urèthre, soit après une plaie. Il y a des rétrécissements qui sont dus à des tumeurs qui compriment le canal; enfin il y a des rétrécissements occasionnés par des obstructions de l'urèthre. Le gonflement de l'urèthre pendant une blennorrhagie, le gonflement du col de la vessie pendant une cystite, causent un rétrécissement inflammatoire qui passe avec l'inflammation. V. Uréthrite, Cystite. Il n'y a pas de rétrécissements spasmodiques vrais. Les premiers rétrécissements sont des rétrécissements dits organiques que l'on divise ainsi : 1° rétrécissements proprement dits de l'urèthre; 2° rétrécissements cicatriciels ou traumatiques. Les seconds sont les rétrécissements con- sécutifs à une tumeur qui comprime l'urèthre, tels qu'un épanchement sanguin, une tumeur de la prostate, un cancer du rectum et des hérnorrho'ides. Les troisièmes sont des rétrécissements produits par des calculs et des corps étrangers qui oblitèrent l'urèthre (V. Prostate, Corps étrangers. Polypes). Les rétrécissements spas- modiques (Hunter, Shaw, A. Cooper), ne sont pas des ré- trécissements vrais. Les rétrécissements organiques doivent être divisés cli- niquement en rétrécissements d'origine inflammatoire et en rétrécissements d'origine traumatique. Les rétrécissements d'origine inflammatoire siègent le plus souvent (Shaw) dans la portion spongieuse de l'urèthre, et rarement à la portion membraneuse. L'urèlhre est altéré au-dessus et au-dessous du rétrécissement (Reybard, A. Guérin): les rétrécissements sont constitués par un](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713819_1448.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)