Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres.
- Eugène Bouchut
- Date:
- 1873
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres. Source: Wellcome Collection.
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![En général, dans la blennorrhée, les bains froids, les bains de mer, l'hydrothérapie, sont bons après le traite- ment, et les eaux ferrugineuses sont toutes d'un bon usage pour reconstituer la santé. Traitement des complications de la blennorrhayie. — La balano-posthite sera traitée par les moyens appropriés (V. Balanite). L'inflammation des glandes de Cooper et du pénis, la phlébite de la veine dorsale de la verge, la cys- tite, réclament dix à quinze sangsues au périnée et les frictions mercurielies aux aines. L'orchite, la prostatite, seront traitées par les moyens indiqués (V. Obchite, Pro- statite, Cystite). — La néphrite réclame, outre la sup- pression des traitements balsamiques, les agents antiphlo- gistiques(V. Néphrite). — L'arthrite blennorrhagique,— l'ophtlialmie blennorrhagique, seront traitées comme il est dit (V. Arthrites aiguës, Conjonctivites purulentes). — L'angioleucite de la verge sera traitée par les frictions mer- curielies et les cataplasmes. Le phimosis et les végétations qui sont quelquefois la seule cause d'une blennorrhagie ne doivent être opérés que quand l'inflammation est complètement arrêtée. Un paraphimosis doit être réduit, même en débridant. Contre les troubles fonctionnels et l'impuissance, qui sont un accident tardif mais passager, consécutif aux blen- norrhagies et à leur traitement, on conseillera les eaux minérales de Balaruc, de Bourbonne, de Wiesbaden, de Ischia, de Wildbad, de Gastein, de La Malou, de Casciana et même d'Aix-la-Chapelle, de Luchon, de Cauterets et de Baréges. — Quoique des guérisons assez rapides de blennoriiia- gies aient été obtenues avec des traitements très-différents, voici en général le meilleur traitement : le repos, les grands bains, la tisane de chiendent, les injections avec le vin aromatique ou la glycérine et le tannin au centième. Dans la blennorrhagie, tout à fait au début, les injec- tions au sulfate de zinc ou au tannin, 1 gramme pour 1 00 de glycérine, puis les injections de vin aromatique ensuite, sont ce qu'il y a de mieux. Si la verge est enflammée, on la couvrira de cataplasmes froids, et l'on pourra faire des mouchetures sur les parties oedématiées. Dans la blennorrhagie chronique, les injections au sul- fate de zinc, l'abstinence de rapports sexuels et un régime bien observé sont les meillem'es pratiques (A. Després). Uréthrite chez la femme. L'inflammation de l'urè- thre chez la femme est, comme celle de l'homme, causée par le pus blennorrhagique et parles irritations de la mu- queuse, la masturbation et l'introduction de corps étran- gers dans l'urèthre. L'uréthrite blennorrhagique n'existe pas d'emblée, elle est le résultat de l'extension de l'inflammation du vagin à l'urèthre. On la reconnaît à des cuissons vives et à un écou- lement par l'urèthre. Les glandes de ce conduit sont les parties qui sont le plus souvent malades (A. Guérin). La muqueuse du méat est tuméfiée et quelquefois fongueuse, ce qui constitue l'uréthrite chronique. Lorsqu'une malade a une uréthrile sans inflammation du vagin, il y a peut-être un calcul vésical, peut-être un po- lype du vagin, peut-être aussi des habitudes de masturba- tion, ou bien la malade a eu autrefois une vaginite ou une métrite avec chancre mou de l'urèthre. Il y a chez quelques femmes une uréthrite qui s'accom- pagne de douleurs vives en urinant, d'incontinence et par- fois de rétention d'urine ; quelquefois l'urine est rouge, contient un peu de mucus. L'apparition des règles cause une recrudescence de la douleur. Cette uréthrite est liée à une irritation du col de la vessie. V. Cystite. Thérapeutique. — L'uréthrite chez la femme a été trai- tée par les préparations balsamiques et les injections; mais de ces pratiques, l'une est insuffisante, l'autre est dange- reuse; en effet, les injections pénètrent facilement dans la vessie. Mieux vaut avoir recours à la caulérisation du méat avec le crayon de nitrate d'argent (A Guérin) ou à la di- latation avec de grosses sondes et aux cautérisations avec le crayon de tannin qui est bien moins dangereux que le nitrate d'argent (V. Polypes de l'urèthre chez la femme). On diminue les douleurs et la réaction vive que cause la cautérisation par les grands bains journaliers. Urétiirife goutteuse. Les goutteux qui, dans l'inter- valle des attaques, se nourrissent trop bien et font des excès de table, ont quelquefois, sans avoir eu commerce avec les femmes, des uréthrites semblables à la blennorrhagie, mais presque toujours ils ont eu des blennorrhagies anté- rieures, ce qui permet de croire qu'il existe chez eux une prédisposition spéciale. Thérapeutique. — L'uréthrite goutteuse doit êtretnaitée comme l'uréthrite simple. Uréthrite granuleuse. L'uréthrite granuleuse est la lésion des blennorrhées rebelles; elle a été bien reconnue depuis l'usage de l'endoscope (V. plus haut). Quelquefois l'uréthrite granuleuse donne lieu à des polypes de l'urè- thre . Les granulations de l'urèthre présentent une grande analogie d'aspect avec les granulations du col de l'utérus (Desormeaux). Pour le traitement. V. Uréthrite blennorrhagique CHRONIQUE. Uréthrite tohcrenleuse. Une proslatorrhée, un écou- lement blanchâtre persistant et des uréthrorrhagies inter- mittentes ont été observées peu de temps avant l'apparition de tubercules du testicule et de la prostate (Velpe.au). Cet écoulement a été appelé uréthrite tuberculeuse. V. Pro- statorrhée, Prostate, Testicule [Tubercules du). Tisanes et apozèmes. On donne : tisane de limonade \±\, d'orge S, de his- torié \±], de chiendent \±\, d'uca ursi [+] ; décoction de Cortex brasiliensis □ ; décoction de Scoparia dukis, 60 grammes de racine pour un litre d'eau ; le suc de sco- paria, 60 à 120 grammes par jour □ (Flore des Antilles) suc de pariétaire, 120 grammes par jour □. On ajoute dans un verre de tisane une cuillerée à café de la poudre diurétique : Sel de nitre 30 grammes. Sucre blanc f?» i^' Extrait de réglisse et de chiendent. ... 2UU iil. Gomme arabique l*^ 'd- L'infusion de scutellaire, en boisson, 15 grammes de scutellaire pour un litre d'eau; l'infusion de semences de basilic, 30 grammes pour un litre d'eau; une demi-tasse deux fois par jour □ (Ainslie); la décoction de bois de Spoîidias magiferani; la tisane de cachou, 6 grammes, dans eau bouillante, 1000 grammes. A la fin des blennorrhagies et contre les blennorrhées, on donne avec avantage : Tisane iodurée. Infusion de saponaire 1000 grammes. lodure de potassium • 2 id. Sirop de sucre ^ ul. La dose d'iodure de potassium peut être portée à 8 ou](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713819_1457.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)