Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres.
- Eugène Bouchut
- Date:
- 1873
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres. Source: Wellcome Collection.
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1474/1532 (page 1418)
![vache, ou à rhoninie, repcoduil la vaccine. (Jenner, La- fosse, Manoury.) Oa'ii vienne du cheval ou de la vache, il y a un agent spécifique de la variole, c'est le virus-vaccin dont l'inocu- lation, suivie de succès, produit la vaccine. Le vaccin est composé de granules moléculaires ap- préciables seulement au microscope, et d'une partie liquide dans laquelle ils sont suspendus, de sorte que si on laisse reposer une solution de virus dans l'eau, il y a une couche de liquide au fond de laquelle se trouve une couche de granules, seule capable de reproduire le vaccin par inoculation (Chauvcau). La partie liquide du vaccin dépourvue de granulations est complètement inerte et non inoculable. La vaccine doit se pratiquer au troisième mois de la vie, au moyen de deux piqûres distantes d'un centimètre, faites sur chaque bras au niveau de l'insertion du muscle deltoïdj avec une aiguille ou une lancette chargée' de vaccin. La vaccination peut se faire à la partie interne de la jambe, prés du mollet, ainsi que cela se pratique aux colonies. L'aiguille ou la lancette chargée de vaccin doit être en- foncée dans la direction d'une tangente au bras, et ne pénétrer qu'à 2 millimètres environ sous l'épiderme. Le vaccin se prend sur le bras d'un enfant au cinq ou au septième jour de la vaccine ; sur une plaque de verre renfermant une goutte de vaccin desséché qu'on mouille; dans des tubes capillaires remplis de vaccin li- quide ou sur le ■ pis d'une vache ayant le cowpox naturel ou artificiel produit par inoculation. Un bon moyen d'emporter le vaccin, c'est de tremper la pointe d'une aiguille ou d'une lancette dans une pus- tule de vaccine, de la laisser sécher et de s'en servir pour inoculer sous l'épiderme, comptant avec raison sur l'hu- midité des tissus pour détremper le virus desséché. Le vaccin doit être conservé entre deux petites plaques de vei're enveloppées d'une feuille de plomb, dans un tube capillaire fermé à la lampe, en un mot, à l'abri de l'air et de la lumière. Des croûtes vaccinales conservées dans de la glycérine peuvent servir à la vaccine quand on n'a pas mieux à em- ployer. Le vaccin doit être pur, recueilli du cinquième au sep- tième jour de l'éruption vaccinale chez des enfants de bonne santé, et n'ayant aucune dialhèse apparente ; car s'il provenait d'enfants syphilitiques, il pourrait trans- mettre la syphilis. V. Syi'Hylis vaccinale. Pour éviter d'avoir de mauvais vaccin, et surtout du vaccin syphilitique, il ne faut vacciner qu'avec des enfants vaccinifères âgés de quatre mois, car alors l'époque de l'ap- parition des symptômes de syphilis héréditaire est passée, et l'on a toute chance de puiser son vaccin sur un enfant sain. Si l'on ne vaccinait pas si souvent avec des enfants de huit à quinze jours, il n'y aurait pas de syphilis vaccinale. Il faut éviter de se servir de vaccin animal cultivé arti- ficiellement sur des génisses, car il s'inocule plus difficile- ment que l'autre et il est douteux qu'il préserve aussi de la variole. V. ■\'accin. Du troisième au cinquième jour de la vaccine appa- aissent au bras des élevures qui se convertissent en pus- ules aplaties, blanchâtres, ombiliquées au centre, larges de 7 à 8 millimètres, entourées d'une large et doulou- reuse auréole inflammatoire, se desséchant du douzième au vingtième jour. C'est une faute de faire trop d'inoculations à chaque bras, car de nombreuses piqûres, surtout si les enfants sont très-jeunes, provoquent une vive inflammation de la peau, l'engorgement des glandes de l'aisselle, des érysi- pèles ambulants fort graves, et même la résorption pu- rulente. La vaccine n'entraîne presque jamais d'accidents sé- rieux, et il faut, ou que les enfants soient trop jeunes, ou qu'ils aient subi de trop nombreuses inoculations, ou qu'ils soient à l'hôpital au moment d'une épidémie de fièvre puerpérale, pour que des complications ou la mort en soient la conséquence. La vaccine, beaucoup plus active autrefois qu'elle ne l'est aujourd'hui que le virus-vaccin a perdu sa force par suite de ses générations successives, doit être pratiquée plusieurs fois dans le cours de la vie, à la naissance, à quinze et même trente ans. C'est ce qui constitue la re- vaccination. Thérapeutique. — Jusqu'au sixième jour de la vaccine, les enfants peuvent sortir et ne rien changer à leurs habi- tudes, mais lorsque les pustules vaccinales sont entourées d'une large auréole inflammatoire et provoquent la fièvre, le séjour dans l'appartement est absolument nécessaire. Des cataplasmes de fécule, ou de mie de pain dans du lait peuvent être appliqués sur les pustules au moment où existe une forte inflammation de voisinage et sans qu'il y ait lieu de crainte d'affaiblissen)ent du vaccin. La vaccination des enfants non vaccinés au moyen de nombreuses piqûres a été employée comme traitement des tumeurs érectiles. V. ce mot. \MCCI1VEL,l,E OU fACCIXOIDE. Éruption pustu- leuse analogue à celle du vaccin, produite par la revacci- nation. — C'est du vaccin modifié par une première dia- thèse vaccinale. VACQtJEIROS-MOlVTMIRAIL. Eau minérale sulfa- tée magnésienne froide, légèrement purgative, contre les affections chroniques des voies digestives liées à la consti- pation El- VAGIIV (Maladies du). Les maladies chirurgicales du vagin sont très-nombreuses. Ce sont : des adhérences, des corps étrangers et le prolapsus,ou chute delà muqueuse, etc. V. aussi Vaginite, Fistules, Névralgies, Hernies. Vagin (Exploration du). On explore le vagin atteint d'inflammation et de tumeurs ; le toucher vaginal et le spéculum sont les moyens d'exploration habituels qui suf- fisent souvent, mais on retire toujours un avantage du toucher rectal dans les cas de tumeur du vagin. Le toucher vaginal indique la consistance des parois du vagin et l'état delà surface muqueuse. L'exploration avec le spéculum ,se pratique comme l'exploration de l'utérus par le spéculum (V. Utérus [Exploration de l' ]) avec cette difl'érence que l'on n'examine le vagin qu'en retirant le spéculum Dans cette manœuvre eneflet, on voit passer successivement devant les yeux toutes les parties du va- gin depuis l'utérus jusqu'à la vulve. Le spéculum bivalve est bon pour cette exploration. Dans le cas où l'inflamma- tion n'empêche pas de l'introduire, le spéculum plein est très-commode. Le spéculum fenêtré de Dugès, le spécu- lum de fil de fer, ne sont plus usités aujourd'hui. Le toucher rectal fait avec l'index, tandis que le pouce](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713819_1476.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)