Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres.
- Eugène Bouchut
- Date:
- 1873
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres. Source: Wellcome Collection.
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![première dans l'ouverture ; mais pour que le fœtus passe en entier dans la cavité abdominale, il faut qu'il y ait eu des manœuvres exercées sur le foetus. Après la délivrance, les intestins peuvent s'engager dans la déchirure du vagin et sortir par la vulve (Burns). Une douleur modérée annonce les déchirures du vagin; mais on les confond souvent avec une contraction utérine. Thérapeutique. — Lorsqu'il y a une déchirure du vagin au moment de l'accouchement, on doit toujours chercher à extraire le fœtus par le vagin. Le forceps et le levier sont contre-indiqués, un aide pressera sur le ventre, pen- dant que par des pressions avec les doigts le chirurgien cherchera à dégager la tête. Lorsque le fœtus est passé dans la cavité abdominale, on va le chercher par les pieds, il travers la déchirure du vagin, que l'on agrandira au besoin, mais on ne fera pas l'opération césarienne. Si le vagin et le rectum avaient été déchirés ensemble, on ne tenterait pas d'opération immédiatement après les couches; on se bornerait à donner des injections vagi- nales et des lavements tièdes répètes et l'on opérerait plus tard. V. Fistl'le recto-vaginale. VAGIIMALITE. (A. Coopcr, Rocheux). La vaginalite est l'inflammation de la tunique vaginale; elle est aiguë et chronique. I. Vaginalite aiguë» Elle existe dans une bonne par- tie des orchites. V. Orchite. II. Vaginalite chronique. La vaginalite chronique est une inflammation caractérisée par le dépôt de fausses membranes sur la tunique vaginale, par l'épaississement de cette membrane. Des couches celluleuses superposées constituent cet épaississeraent, et il n'est pas rare qu'elles renfei'ment des foyers hémorrhagiques. La tunique vagi- nale est d'ailleurs distendue par un liquide brun ou cou- leur chocolat : il est des cas où cette membrane s'ossifie. La vaginalite chronique existe dans les bématocèles va- ginales anciennes, dans les hydrocèles ponctionnées et enflammées,'après les orchites suppurées et les bémato- cèles du testicule ; plus rarement elle existe spontané- ment. li'hydrocèle à parois épaisses, la vaginah'te avec liquide chocolat dans la tunique vaginale ou vaginalite hémorrha- gique, sont les deux types- de la vaginalite chronique. V. Hydrocèle. On reconnaît une vaginalite chronique à une tumeur arrondie, dure, peu fluctuante, sans bosselures. La peau présente quelquefois de l'œdème, et lorsque la tumeur est très-ancienne, la peau semble plus épaisse, elle ne se meut pas facilement sur la tumeur formée par la tunique vaginale distendue et épaissie. La tumeur ne se meut point facilement dans le scrotum comme une tumeur du testicule (Fabrice d'Acquapendente). Ces deux symptômes servent à distinguer immédiatement cette lésion des cancers du testicule qui à volume égal présentent toujours de grosses ])osselures et sont plus ou moins mobiles dans le scrotum. Une ponction exploratrice faite dans une vaginalite chronique donnera issue à de la sérosité rousse, ou à du liquide couleur chocolat. La vaginalite chronique est décrite comme une héma- tocèle spontanée, mais on sait déjà que le sang contenu dans la tunique vaginale peut avoir été fourni par la face interne de la tunique vaginale ou par une fausse mem- brane (Gosselin), Thérapeutique. — La vaginalite chronique qui sera reconnue doit être-traitée au début parles applications de pommade stibiée, de pommade d'Autenrieth ou mieux do badigeonnages avec la teinture d'iode sur la peau du scro- tum, ou bien par un vésicatoire appliqué sur la peau préa- lablement rasée, puis après la cicatrisation du vésicatoire on serrera le scrotum avec un bon suspensoir. Lorsqu'il y a du liquide en abondance dans la tunique vaginale, on se trouve dans les conditions d'une hydrocèle, on fera la ponction et une injection iodée si les parois de la tunique vaginale sont un peu épaisses. Lorsque la tunique vaginale est épaissie, il vaut mieux placer un séton perforé qui traverse le scrotum de haut en bas, et laisser la tumeur se vider d'elle-même et l'on fait des injections iodées dans la tunique vaginale à tra- vers les tubes perforés ; des cataplasmes en permanence sont tenus sur le scrotum. L'incision et l'excision d'une portion de la tunique va- ginale épaissie, la décortication de la tunique vaginale, c'est-à-dire l'arrachement des lames superficielles des fausses membranes (Gosselin), sont des opérations qui ne peuvent être utiles que parce qu'elles font suppurer la tunique vaginale. L'excision et le pansement avec la char- pie imbibée d'eau et d'eau-de vie camphrée est la moins mauvaise de ces trois opérations, mais elle ne vaut pas le séton ; seulement le traitement est moins long dans les premiers cas. L'incision et les mèches ne sont qu'une application incomplète du procédé du séton. La décortica- tion de la tunique vaginale ne peut jamais être que par- tielle, et elle n'est alors qu'un procédé presque semblable à celui de l'excision. L'amputation du testicule est propo- sable en face des dangers d'une longue suppuration, dont les effets sur la santé générale peuvent être redoutés dans quelques cas. V. Plaies, pour le traitement de la plaie et les soins généraux. VACiUVISME. V. Vagin {Spasme du). VACIMITES. La vaginite est liée à une irritation de la muqueuse vaginale par la masturbation ou autre cause, et à son contact avec du pus blennorrhagique. Il y a une vaginite simple, une vaginite érythémateuse, une vaginite blennorrhagique, une vaginite granuleuse et une vaginite syphilitique. La vaginite simple est caractérisée par de la chaleur, de la rougeur des parties, et un écoulemeut blanchâtre qui succède à une période de sécheresse du vagin. Il y a une vaginite érythémateuse chez les femmes atteintes de métrite, et chez les femmes enceintes; il y a une vaginite causée par le contact de l'urine avec les parois du vagin chez les femmes atteintes de fistule vésico- vaginale. La vaginite blennorrhagique succède à un coït impur, elle s'annonce par de la cuisson, des démangeaisons, puis apparaît la suppuration, du deuxième au troisième jour. Le vagin est baigné de pus jaune verdàtre ou brun, quelquefois sanguinolent, qui exhale une odeur de poisson pourri (Ricord). A l'examen au spéculum, on trouve le vagin rouge, violacé par places, et présentant en quelques points des ulcérations, des points rouges saillants qui sont dus à la tuméfaction des papilles de la muqueuse ; le vagin saigne facilement pendant l'exploration. L'inflammation du vagin qui se propage à l'urèthrc ou à la vulve est une cause de douleurs vives, et c'est dans ces cas que les malades présentent quelquefois de la fièvre. Dans d'autres cas l'utérus est emflammé, et cause des douleurs hypogastriques violentes ; mais ce ne sont pas là les seules complications de la vaginite, La glande](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713819_1479.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)