Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres.
- Eugène Bouchut
- Date:
- 1873
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres. Source: Wellcome Collection.
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![cutanée, qui lorsqu'on la pique, laisse sourdre de lalyniphe. (C. Jackson, Verneuil.) Les varices des capillaires lyn)phatiques s'observent sur la peau et sur les muqueuses. Sur la peau elles se présen- tent comme des vésicules transparentes, réunies en grou- pes et donnant à la peau un aspect chagriné. Sur les mu- queuses elles ont l'apparence d'un petit kyste transparent (Michel, de Strasbourg, C. Desjardins). Les varices des troncs lymphatiques sont constituées par une dilatation ampullaire du vaissseau, fluctuante et quelquefois transparente, ou par une dilatation cylindrique occupant une grande longueur du vaisseau qne l'on sent facilement sous la peau et qui a le volume d'une veine. La peau amincie au niveau des varices lymphatiques laisse voir une coloration grisâtre, différente de la coloration veineuse qui est bleue. Lorsque les vaisseaux lymphatiques profonds sont le siège de varices, il n'y a pas de changements à la peau (V. Aine) et adeno-lymphocèle. Les engorgements des parties situées au- dessous des varices sont très-rares, surtout dans les cas de varices lymphatiques un peu profondément situées. Les varices des lymphatiques superficiels ont été obser- vées aux jambes, à la racine de la cuisse, à la paroi ab- dominale, au prépuce et au gland (Beau), sur le scrotum (Lebert). Des varices lymphatiques profondes siègent à l'aine (Nélaton, Amussat, Trélat), dans les ganglions et vaisseaux lymphatiques de la fosse iliaque et de l'aine (Amussat) (V. Aine). Presque toutes ces tumeurs ont été observées sur des sujets jeunes. Le diagnostic des varices lymphatiques superficielles n'est pas difficile. Le siège des dilatations, l'examen mi- croscopique du liquide obtenu par une petite piqûre faite sur les tumeurs, lorsqu'il y a incertitude, suffisent pour faire reconnaître la nature du mal. Les varices lymphatiques de l'aine sont très-difficiles à distinguer. V. Aine. La complication des varices lymphatiques superficielles sont la lymphorrhugie et des ulcérations. La lymphorrhagie ou l'écoulement de la lymphe a Heu d'un seul coup en grande quantité (Fetzer), ou goutte à goutte, et l'écoulement peut continuer pendant quarante- huit heures. Dans les cas où il y a rupture d'une varice, on voit apparaître une lymphorrhagie ; la plaie se referme, la tumeur s'ouvre de nouveau (Lebert), et la lymphorrha- gie reparaît. La coagulation du liquide versé par la plaie, l'examen microscopique et chimique de la lymphe, per- mettent de diagnostiquer la nature et l'origine de l'écoule- ment; les globules blancs seront facilement reconnus, et l'analyse chimique apprendra que le sérum contient les proportions connues de sels de chaux et de soude contenus dans le sérum de la lymphe. Les ulcérations consécutives à l'ouverture des varices ne présentent aucune autre particularité que la récidive des lymphorrhagies. Thérapeutique. — Lorsqu'on peut comprimer les va- rices lymphatiques par une bande roulée, par un bandage à ressort, on a fait assez, et le malade peut continuer de vaquer à ses travaux. Les varices superficielles de la peau et de la muqueuse des organes génitaux peuvent être exci- sées (Ricord). Un séton (Beau) serait plus dangereux. Il ne faut pas toucher aux varices lymphatiques pro- fondes, La lymphorrhagie sera arrêtée parla compression. La BOUCBUT ET DESPBBS. — 2° édlt cautérisation au fer rouge est surtout indiquée s'il y a une ulcération ; le perchlorure de fer n'est applicable que dans le même cas. On administrera un traitement Ionique si les malades sont épuisés par la répétition des lymphorrhagies. VALÊRIAl^iATKS. Sels produits par la combinaison de l'acide valérianique avec les bases. Ceux qu'on emploie en thérapeutique, sont : Le valérianate d'ammoniaque solide, \ 0 centigrammes à 1 gramme potion ou en pilules contre les névral- gies [+]; le valérianate d'atropine, à 1 où 2 milligrammes par jour dans l'épilepsie [+]; le valérianate de bismuth, 1 à 3 grammes contre la gastralgie |+] ; le valérianate de fer, 1 gramme contre les spasmes de la chlorose RI: le valérianate de quinine, 1 à 2 grammes et le valérianate de zinc 1 gramme employé dans la mi- graine, dans les névralgies, dans le satyriasis et dans l'épi- lepsie \±]. Plante de la famille des valérianées, dont l'espèce dite officinale ou herbe aux chats, est très- employée en thérapeutique. Sa racine acre exhale une odeur caractéristique due à l'acide valérianique qui est volatil, et elle est clouée de propriétés stimulantes et anti- spasmodiques {+]. On l'administre en poudre, 1 à 10 gram. ; en teinture alcoolique, 5 à 20 gram. ; enteinture éthérée, 2 à 4 gram. ; en extrait, 50 centigr. à 2 gram. ; en infusion, 1 0 gram. par litre d'eau ; en bains, à la dose de 1 kilogr. ; contre toutes les névroses et particulièrement contre les épi- lepsies [+]. On la donne seule ou associée à d'autres sub- stances telles que l'atropine, les sels de zinc ou de fer, et alors ce mélange vaut mieux que les sels de valériane. Quant à Vacide valérianique, il est utile en solution au trentième pour des injections sous-cutanées, dans la danse de Saint-Guy, dans la toux nerveuse et dans les névroses (Bouchut). Je l'ai employé bien des fois dans différentes névroses. VALÉTroilVâlRE. État de l'homme sujet à de fré- quentes indispositions ou affaibli par une maladie chro- nique laissant encore libre l'exercice de la plupart des fonctions. '%'ALLEROîV (Vaucluse). Eau alcaline, gazeuse, bicar- bonatée sodique, froide. TALS (Ardèche). Eaux alcalines, gazeuses, acidulés, bi- carbonatées sodiques, froides, d'une température de 13 de- grés, employées dans la dyspepsie, dans la gravelle, dans îe catarrhe de la vessie, dans les calculs biliaires, et dans les maladies du foie FR. Cette station renferme plusieurs sources d'alcalinité très-différente : La source Saint-Jean, gazeuse, alcahne, ayant i^',k^O de bicarbonate de soude par litre ; contre la dyspepsie. La source Rigolette, alcaline, gazeuse, ferrugineuse, 5«'',800 de bicarbonate de soude par litre; contre la dys- pepsie. La source Précieuse, alcaline, gazeuse, magnésienne, 5S'',940 de bicarbonate de soude par litre; dans les ma- ladies du foie. La source Désirée, magnésienne, alcaline, 6°'',0i0 de bicarbonate de soude; dans les maladies de vessie. La source Magdeline, alcaline, ferrugineuse, 6s%280 de bicarbonate de soude ; dans les maladies de vessie et do l'utérus. La source j3owuHîgwe,ferro-arsenicale ; dans la chlorose, l'anémie et dans les fièvres intermittentes. II.—90](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713819_1483.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)