Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres.
- Eugène Bouchut
- Date:
- 1873
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
1495/1532 (page 1439)
![YERGE D'OR. Plante de la famille des synanthérées, dont les feuilles en infusion sont douées de propriétés diurétiques El- TERmiFUGES. Substances douées de la propriété d'expulser les entozoaires de l'intestin. On les appelle également vermicides. Ce sont : le calomel, — les purga- tifs drastiques, — le mercure, — ïêtfdn,, — la mousse de Corse, — le semen-contra, — la santoninc, — la fougère màle, — Yécorce de grenadier, — les fleurs de kousso, V, ces mots. 'WERMILLOni (CiNNABRE, SULFURE ROUGE DE MERCURE). V. Mercure. VERMIIVIEUX, EUSE. Maladie vermineuse causée par les verres et les entozoaires. V. Échinocoque, Strongle, Oxyure, Trichocéphale, T.enia, Ascaride lombricoïde. VERl^ET (Pyrénées-Orientales). Eau sulfureuse, so- dique, de 29 à 58°, employée en boisson, en bains de baignoire et de piscine, en douches et en inhalations pen- dant toute l'année, même durant l'hiver, à cause de la douceur du climat. On en conseille l'emploi dans les mala- dies de la peau □; dans les rhumatismes chroniques \±], dans la congestion chronique des poumons et dans la phthisie au début \±\. VERNIS DU JAPOi^. V. Sumac. VÉROLE. V. Syphilis. VÉROLE (Petite). V. Variole. VÉROAIIQUE. Plante de la famille des personnécs, dont deux espèces sont employées en thérapeutique : 1 la Fig'. 738, — VéroijiL|ue ofliciiiale. véronique officinale ou tlié d'Europe, en infusion k gr. par litre d'eau, comme béchique [+]; 2° la véronique beca- bunga amère et mucilagineuse, faiblement excitante, qu'on administre comme diurétique Q. VERRUE. V. Végétations. VERSAILLEIS (Seine-et-Oise). Eau ferrugineuse et gazeuse froide. vers intestinaux. v. ascaride, t.en1a, oxyures, Trichocéphale, Bothriocéphale, Lombric. VERSION. La version est une opération obstétricale qui a pour but de ramener le fœtus, placé en présentation vicieuse, dans une situation qui favorise raccoucliemenl. La version a encore pour but de hâter l'accouchement en créant artiliciellement une présentation par les pieds, ce qui facilite l'extraction presque immédiate du fœtus. Ou fait la version par les manœuvres externes, c'est-à- dire, que par le palper abdominal méthodique, et au moyen de la main introduite dans l'utérus, on ramène la tête de l'enfant à l'orifice du col. On fait \sl version pelvienne ou podalique, lorsqu'on va à la recherche des pieds et qu'on ramène l'enfant en pré- sentation du siège. On fait la version céplialique en ramenant avec la main introduite dans l'utérus la tête du fœtus au détroit supérieur. La version pelvienne est de beaucoup la meilleure. Les indications de la version sont : une dystocie va- riable (V. Dystocie), l'insertion anormale du placenta quelquefois [V. Placenta {Insertion anormale du)], les hémorrhagies utérines. Pour précipiter l'accouchement, la version est une opération qui supplée le forceps. La version n'est pas une opération obstétricale grave, lorsqu'elle est faite avec prudence. Version céphalique (Hippocrate). — La version cépha- lique est une manœuvre qui a pour effet de ramener la tête du fœtus au détroit supérieur à l'aide de la main introduit<> dans le col. On applique la version céphalique en général après la rupture des eaux, ou au moins le travail étant commencé et la poche des eaux ayant dilaté le col. Elle est utile dans les positions inclinées de la tête, dans la présentation delà face, dans la présentation du tronc, mais seulement avant la rupture de la poche des eaux. Repousser le bras déjà à la vulve et tenter de rame- ner la tête au détroit supérieur (Ruffus) est une manœuvre qui ne vaut pas la version pelvienne. La version a été em- ployée dans les présentations du siège, mais seulement avant la rupture des membranes et parce qu'il existait un vice de conformation, mais même dans ces cas la version' pelvienne serait préférable. En résumé la version cépha- lique n'est bonne que pour redresser la tête et ne doit être appliquée qu'après la rupture des eaux ou peu avant leur ruputre. Pour faire la version céphalique on place la femme, comme pour la version pelvienne (V. plus loin) ; la main graissée est introduite dans la vulve, les doigts serrés et réunis en cône. Arrivée sur l'orifice du col, elle pénètre pendant l'intervalle d'une contraction, puis elle va mobi- liser la tête et la replacer dans l'axe du détroit. La main est retirée dans l'intervalle d'une contraction. Version par les manœuvres externes (Wigand). — La version par les manœuvres externes est constituée par des pressions méthodiques sur l'utérus qui tendent à ramener l'extrémité céphalique du fœtus au détroit supérieur. La version par les manœuvres externes doit être employée avantrla rupture de la poche des eaux pour aider la ver- sion spontanée. On emploie avec succès la version par les manœuvres externes dans les présentations latérales du fœtus, mais dans ce cas encore on ne doit la tenter que quand la poche des eaux n'est point rompue. Dans les positions inchnées du sommet, la version par les manœuvres externes ne vaudrait pas mieux que la version céphalique. La version par les manœuvres externes se fait en cou- chant les nialades sur le côté, le tronc étant dans une po-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713819_1497.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)