Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres.
- Eugène Bouchut
- Date:
- 1873
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
1511/1532 (page 1455)
![Vie contre la chlorose et certaines dyspepsies [T] ; contre le diabète |+ +[ ; contre [\es affections chroniques de Tin- luslinEI- ViC-SliR-cÈRE (Cantal). Eau alcaline gazeuse et fer- rugineuse froide, employée contre la chlorose, la gastral- gie, les maladies du foie, la cachexie des fièvres intermit- tentes, le catarrhe de la vessie et la gravelle [+]• VIE. La vie est un agent susceptible de donner à la matière des propriétés nouvelles différentes de ses pro- priétés physiques ordinaires. C'est la vie qui fait l'organisation qu'elle crée, qu'elle accroît, qu'elle entretient et qu'elle conserve malgré la continuelle rénovation de sa substance, et quand on pré- tend le contraire, c'est comme si Ton disait qu'une ma- chine se fait sans mécanicien. La vie est la cause avant d'être le résultat de Torganisa- lion. Dans les êtres vivants, il y a deux choses, Varjent qui crée ou qui dirige, et le mécanisme qui obéit tout en nyant ses résistances particulières en rapport avec la struc- ture des organes. Chez l'adulte, il semble que l'organisation soit la môme chose que la vie, puisqu'il suffit de déranger l'une pour troubler l'autre ; mais en examinant le germe amorphe des êtres au moment où il commence à se mouvoir vers sa forme spécifique, on voit qu'une force étrangère dirige la matière dans l'organisation qu'elle doit former. Ceux qui font de la vie un résultat de l'organisation n'ont jamais pensé qu'en dehors de cette organisation loute matière vivante amorphe, et par conséquent sans propriétés de structure, offrait trois attributs particuliers, rmpressibilité, c'est-à-dire la sensibilité, sans nerfs; Vau- lijrinésie, c'est-cà-dire le mouvement par soi-même, sans libres contractiles, et \a pivmorphosv, c'est-à-dire la puis- sance de prendre et de conserver une forme spécifique. Si la vie n'est pas le résultat de l'organisation, elle en est la cause, et c'est une force distincte et particulière dans chacun des êtres vivants. Dans toute organisation, il y a un agent bon ou mau- vais, qui n'est pas l'organisation et qui, d'après sa nature syphilitique, scrofuleuse, herpétique, nerveuse, cpilep- tique, vésaniaque, etc , la forme progressivement en lui donnant les qualités et les défauts de son origine. Il y a un agent physique de la vie dans l'organisation comme il y a dans tous les mécanismes créés par le génie liumain une force pour le mettre en mouvement. A côté du principe moral de la vie humaine, Vdnie d'où relèvent la conscience, la hberté et la responsabilité indi- viduelles, l'homme possède un agent vital, espèce de fer- ment physiologique, dont la bonne ou la mauvaise nature lui prépare une organisation débile ou vigoureuse. La perpétuité des races et des espèces, la ressemblance des enfants à leurs parents et l'hérédité de toutes les mal- formations, diathèses ou maladies qui affligent l'homme,- prouvent qu'un agent vital transmissibie et par conséquent matériel, peut empoisonner et tarir les sources de la vie en formant une mauvaise organisation. L'agent de la vie, incorporé et dilué dans la substance des germes de façon à se trouver dans toutes les molécules d'où sortiront les organes de l'être futur., est un ferment physiologique dont le simple contact avec ce germe y pro- duit l'absorption d'oxygène, l'exhalation d'acide carbo- VlË U5Ô nique, l'élévation de la température et la formation des parties dans lesquelles il doit se trouver tôt ou tard, pour recommencer la série de ses métamorphoses. C'est le ferment séminal mélangé à l'ovule, retenant en lui une partie du ferment séminal de sa race, qui met la matière de ce germe en mouvement, qui la métamor- phose, et qui crée l'organisation et la vie avec tous les vices de son origine. Au point de vue chimique, la fermentation est l'analogue de l'imprégnation ou de la fécondation ; car, dans l'un et dans l'autre de ces phénomènes, il y a absorption d'oxy- gène, exhalation d'acide carbonique, production de cha- leur et formation de cellules vivantes. Tout œuf fécondé, mis en incubation et dans lequel commence la formation du nouvel être, absorbe de l'oxygène, rejette de l'acide carbonique et produit de la chaleur (Dumas). Si l'on considère avec soin les phénomènes qui accom- pagnent la régénération des tissus malades et la repro- duction des parties enlevées chez certains animaux, il devient évident que l'organisation obéit à la direction d'un principe particulier divisible, et que la vie physique dé- pend d'une cause physique momentanément enfermée dans l'organisation. Conserver la forme des êtres, à travers leurs généra- tions successives et pendant leur vie, malgré la rénovation continuelle des éléments qui en composent la substance, tel est le rôle de l'agent vital qui, étant uni à la matière amorphe d'un ovule, met cette matière en mouvement pour créer un être temporaire dont la vie cesse avec son action. Il n'est pas possible d'exercer convenablement la mé- decine, si l'on ignore quelle est la nature de l'homme. Celui qui fait dépendre la maladie de l'organisation ne s'occupe exclusivement que des organes malades, et lâche ainsi la proie pour l'ombre, tandis que le médecin qui, tenant un compte nécessaire de la force créatrice de ces organes, voudra s'en occuper en même temps qu'il exami- nera les désordres de l'organisation, sera infiniment plus utile à ses semblables, dont il connaîtra plus comjilétement la nature. La thérapeutique doit étudier avec soin les sources de la vie, c'est-à-dire l'agent vital chez tout individu dont l'organisation est malade, car il peut agir sur ce principe, hâter ou ralentir son action, et pour l'avenir chercher dans les alliances conjugales à réunir des êtres pouvant faire souche d'une meilleure race. Atteinte de plusieurs manières, la vie doit être pi'olégée dans son principe, lorsque le ferment vital est vicié dans la nature, et défendue dans son mécanisme lorsque des causes physiques ou chimiques en ont modifié les parties constituantes. Le principe de la vie ou ferment vital altéré dans la na-= ture par le croisement des êtres peut être primitivement amélioré par un mariage convenable, et une fois l'être formé, on peut dès la naissance agir sur le ferment vital de manière à atténuer son mélange avec les principes de la syphilis, du lymphatisme, de la scrofule, de la tubercu- lose, de Farthritisme ou de la goutte, de l'herpélisme, du nervosisme, etc. Dans sa lutte avec les causes morbides, le ferment vital n'intervient souvent pas plus que dans l'état ordinaire et n'a d'autre rôle que celui d'entretenir la vie (ce que l'on](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713819_1513.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)