Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres.
- Eugène Bouchut
- Date:
- 1873
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
1523/1532 (page 1467)
![ZYMO U67 W—X—Y—Z 1VEILBACH. Eau minérale sulfureuse à \ U°, employée contre la bronchite chronique et la phthisie. WIEltiBADEIV (duché de Nassau). Eaux minérales chlorurées sodiques, ayant de 13° à 69», employées en boisson, en bain, en étuves et en douches, dans le lympha- tisme et la scrofule, la goutte et le rhumatisme, la dys- pepsie et les maladies chroniques des voies digestives [+]. XÉROPIITlIAIilMIE. La xérophthalmie est un état de sécheresse de la cornée consécutif à des kératites vascu- laires superficielles et à des kératites ulcéreuses ou à des conjonctivites chroniques. Suivant Ammon et Schmidt, l'oblitération des conduits de la glande lacrymale et des glandules palpébrales serait la cause de cet état ; suivant Vidal, cet état serait dû à une lésion de l'innervation analogue à celui qui est causé par la section dn nerf trijumeau. La xérophthalmie est caractérisée par le dépoli de la cornée, par un ramollissement de ses couches superficielles dépourvues d'épithélium, et par une tendance à la trans- formation de la cornée et de la conjonctive en tissu de cicatrice. La transformation de la conjonctive palpébrale en tissu de cicatrice est parfois la cause de la xérophthalmie de la conjonctive oculaire. ThérapeuUqxie. — (V. Kératites). — On a conseillé le collyre : Eau distillée 30 grammes. Borax 10 ii 20 oentigr. Les cautérisations directes avecle nitrate d'argent, avec une solution : Eau distillée. 10 grammes. Nitrate d'argent , 1 id. portée sur la cornée, avec un pinceau. On lave ensuite l'œil avec une solution d'eau salée. Lorsque la maladie continue toujours à se prononcer, on fermera l'œil par la suture des paupières. Pour cela, on avivera le bord libre des paupières et l'on placera deux points de suture. On a essayé de rétablir le cours des larmes en incisant la conjonctive au niveau des conduits excréteurs de la glande lacrymale, mais cette opération est illusoire. YÈBLE. Plante de la famille des caprifoliacées, ana- logue au sureau, dont la racine en décoction s'emploie comme diurétique dans les hydropisies. f EUX D'ÉCBEVISSE. Concrétions orbiculaires apla- ties de carbonate de chaux associées à une certaine quan- tité de gélatine qu'on trouve dans l'estomac des écrevisses au moment de la mue. On les emploie en poudre, 1 à 2 gram. dans les aigreurs [+], la diarrhée acescente de l'en- fance ou de l'adulte [+], et la dyspepsie goutteuse \±\. On les fabrique artificiellement et on les remplace souvent par des pastilles de carbonate de chaux ou de magnésie. TVERDOIV (Suisse). Eau sulfureuse sodique à 25. ZALDIVAB O ZALDUA. (Biscaye). Eau sulfureuse chlorurée sodique ayant 21° centigrades, employée dans les maladies de la peau. ZÈBOAIRE. Racine tuberculeuse énorme d'une sa- veur amère et camphrée, produite par le Kaempferia ro- tunda de la famille des amomées et qu'on emploie en dé- coction comme excitant dans la dyspepsie I I. ZÉISME. Nom donné à la pellagre, à l'entérite et à la folie produites, dit-on, par l'usage alimentaire du maïs altéré par le vcrdet. Le zéisme n'existe pas, si l'on prétend donner ce nom à des accidents morbides exclusivement produits par le maïs, car le blé est également atteint de verdet et sou usage produit également la pellagre. V. Pellagre et Verdet. ZIMC. Métal peu employé en thérapeutique à l'état na- turel. Il ne sert ainsi qu'à la construction des piles destinées à produire des courants électriques dans les ap- pareils préparés pour combattre les paralysies. A l'état de combinaison avec l'oxygène ou sous forme de sels, il est extrêmement utile et très-fréquemment employé. Uoxyde d'e zinc ou fleurs de zinc est très-vanté contre l'épilepsie et contre les névroses, seul, à la dose de 1 à 5 grammes, ou associé avec 1 ou 2 grammes de poudre de valériane i-h h-i. Le sulfate de zinc s'emploie pour faire des injections dans la blennorrhagie (V. ce mot), ou pour préparer des collyres dans les ophlhalmies scrofuleuses chroniques. Le chlorure de zinc mis en pâte avec la farine, sert selon sa dose à préparer des caustiques d'une énergie dif- férente très-uliles pour la destruction des tumeurs et des tissus déjà ulcérés, V. Caustiques. ZOIMA. Maladie bulleuse de la peau. De petites bulles, très-douloureuses, remplies de séro - site jaunâtre, plus tard opaline, se recouvrant ensuite de croûtes brunes ayant pour siège un seul côté de la poi- trine et ne dépassant pas la ligne médiane, caractérisent le zona ou herpès zoster. Une douleur de névralgie intercostale très-vive précède souvent le zona, ce qui a fait dire que cette éruption n'était qu'une conséquence de la douleur névralgique (Caillaux), et, en effet, les bulles de zona se montrent tou- jours sur le trajet du nerf douloureux. La douleur du zona, souvent très-vive, comparable à celle de la brûlure, précède quelquefois l'éruption, l'ac- compagne toujours, et persiste souvent après que le mal a entièrement disparu. Le zona se montre presque toujours sur la poitrine, d'un seul côté, en allant de la colonne vertébrale au sternum, mais, par exception, on le voit sur la face, sur l'un des flancs ou sur un membre inférieur le long du trajet du nerf sciatique. Le zona n'est jamais une maladie grave, et il se termine toujours par dessiccation des bulles qui forment l'éruplion ou par la formation d'impétigo. V. ce mot. Dix ou quinze jours suffisent au développement et à la dessiccation du zona. Thérapeutique. — Contre le zona, il n'y a pas autre chose à faire qu'à percer les bulles de l'éruption pour les laver à l'eau tiède, et ensuite pour les saupoudrer avec de l'amidon ou du sous-nitrate de bismuth. En cas de douleur vive, il faut appliquer un cataplasme laudanisé, très-chaud, sur le côté, faire au voisinage une injection sous-cutanée de vingt gouttes d'une solution de sulfate de morphine. V. Hypodermique. ZYMOTIQUE. Maladie due à l'introduction d'un fer- ment dans l'économie. Quelques médecins considèrent tous les virus comme des ferments pathologiques (V. Virus), et ils appellent les maladies virulentes des maladies zymoti- ques (de Vauréal.) Fl N.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713819_1525.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)