Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres.
- Eugène Bouchut
- Date:
- 1873
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale : comprenant le résumé de toute la médecine et de toute la chirurgie, les indications thérapeutiques de chaque maladie, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, l’électrisation, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire spécial pour chaque maladie / par E. Bouchut et Armand Despres. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
69/1532 (page 13)
![ABDOMINAUX (MALADIES CHRONIQUES DES VISCÈRES). Les maladies chroniques mal déterminées des voies di- gestives, et dont on ignore la cause, sont rapportées par les médecins à une maladie du foie, à une gastrite chro- nique, à une obstruction intestinale, à la dyspepsie, à l'entérite (V. ces mois), et dans ce cas, elles constituent ce qu'on désigne dans les relevés statistiques des eaux minérales sous le nom vague de maladies chroniques des viscères abdominaux. — C'est un aveu d'impuissance scientifique que nous ne potivons ratifier. Maintenant par un diagnostic précis nous trouvons dans celte dénomina- tion générale et vague la gastrite chronique, la dyspepsie inflammatoire ou goutteuse, la pancréatite, la colite et la typhlite chronique, l'hépatite chronique, la gravcUe hépa- tique, etc. Contre ces maladies indéterminées, on con- seille empiriquement : L'aloès employé longtemps à petite dose, 5 centigram- mes avant le repas [3- Des frictions sur le ventre avec Vhuile de camomilk camphrée. L'application d'un emplâtre stibié au creux de l'estomac jusqu'à la formation de pustules de 1 centimètre de lar- geur [+]. Les eaux minérale, alcaline, bicarbonatée de Virhtj, de Fougues, d'Enis, de Curhbud, en boisson et en bains [+1. Les eaux salines purgatives de Wiesbaden et de Nieder- bronn [+]. L'eau de Saint-Alban (Loire), apéritive et diurétique, en boisson (5 à 6 onces) et bains [T]- L'eau minérale sulfureuse i'Ax, boisson et bains \±]. L'eau minérale chlorurée sodique de Bade (Grand- Duché), boisson et bains {+]. L'eau saline ferrugineuse de Bagnéres-de-Bigorre, bois- son, bains, douches FR. L'eau sulfureuse de Baréges, bains Pl. Les Eaux-Bonnes, sulfureuses, en bains et surtout en boisson [3. Les eaux chlorurées sodiques, thermales, de Bourbon- VArchambauU, en boisson, bains, douches. Les eaux ferrugineuses de Bussang, de Schwalbach, en boisson \±\. Les eaux sulfureuses de Cauterets, boisson et bains 1+1. L'eau de ContrexéviUe, en boisson, 2, h, 8 verres. L'eau sulfureuse A'Enghien, en bains, douches, bois- son Veau froide prise à doses modérées [+1. L'eau ferrugineuse de Forges, en boisson, un à quelques verres |T]. L'eau de Saint-Gervais (Suisse), bains et boisson [3. L'eau sulfureuse de Louéche (Suisse), bains RI. L'eau chlorurée sodique de Luxeuil, boisson et bains [T]. L'eau alcaline de Sainte-Marie (Hautes-Pyrénées), bois- son et bains □. L'eau alcaline de Saint-Nectaire,boisson, haLins et dou ches [3. ABELmosCH {Hibiscus abelmoschus). Plante de la fa- mille des malvacées;elle donne une semence, connue sous le nomd'ambrette ou de graine musquée, quijouit de propriétés stimulantes et antispasmodiques.—Cette semence est em- ployée dans l'Amérique du Sud contre la morsure du cro- tale. — On s'en sert pour falsifie- le musc. ABENSBACH (Piavière). Eau minérale alcaline, carbo- natée : contre la goutte, le rhumatisme, la gravelle et le catarrhe de vessie (+]. ABOIEMENT. V. Toux NERVEUSE. ABOUKIK. Eau minérale chlorurée sodique, près de Mostagancm (Algérie) : contre la scrofule. ABSAC, arrondissement de Confolens (Charente). Eau chlorurée sodique, froide tonique. Elle s'administre en boisson contre les fièvres intermittentes [+1. ABSINTUE. Plante de la famille des synanthérées, dont une espèce, l'absinthe commune, est la plus employée. Elle renferme une huile volatile, une résine verte et une résine amère ou ubsintJdne. On l'emploie comme stimu- lante, fébrifuge et emménagogue, aux doses suivantes : En poudre, 1 à i grammes ; en teinture, 2 à 8 grammes ; en vin, ,50 à 100 grammes ; en sirop, 10 à 50 grammes; en tisane, 10 à 20 grammes de plantes pour 1 litre d'eau i-t- +\\ en décoction, 50 grammes par litre d'eau pour laver les plaies de mauvaise nature. La liqueur d'absinthe à laquelle s'adonnent les ivro- gnes, innocente à petite dose, est très-dangereuse dans l'abus qu'on en peut faire en raison de l'huile essentielle et l'absinthine absorbées. 11 en résulte une sorte d'hébé- tude, de tremblement et d'aniyosténie générale souvent compliquée de délire aigu, ou de démence qui constituent Vabsiidhisme. ABSINTIIISME. V. AbSJNTHE et ALCOOLISME. ABSORBANTS. Les absorbants sont des substances des- tinées à l'absorption des liquides ou des gaz sécrétés par une partie malade. II y a les absorbants externes employés sur les plaies et sur les excoriations de la peau : la poudre d'amidon dans les gourmes, dans l'eczéma et dans les dartres humides [+1: la poudre de bismuth,de lycopode ou de vieux bois, contre les gerçures des parties génitales chez les enfants à la md.- melle r+nH ; la poudre de quinquina, dans les plaies ato- niques et fétides [+]; la poudre de plâtre coaltarisé, contre les gaz fétides d'un ulcère cancéreux [T], etc. Il y a les absorbants internes ingérés dans l'estomac et employés dans la dyspepsie flatulente, dans la pneumalose intestinale et dans les aigreurs ou régurgitations gastri - ques : telles sont la magnésie calcinée, 5 à 20 centi- grammes [T]; les terres alumineuses absorbantes; la poudre d'écaillés d'huîtres {±}; la poudre de craie [±]; la poudre de charbon, 10 à 15 grammes [T] de bismuth, etc. ABSORPTION DU PLACENTA. Le placenta resté dans l'utérus peut être résorbé (Najgele), mais les faits de ce genre sont très-problématiques (V. Délivrance). Ce- pendant lorsque le placenta est enfermé dans l'utérus et lorsque aucun symptôme de contractions utérines n'existe, et quand il n'y a pas d'hémorrhagie, il vaut mieux atten- dre que d'aller à la recherche du placenta qui s'atrophie. ACACIA. Arbre de la famille des légumineuses dont le SMC est employé comme astringent, et comme succédané du cachou*. ACARIIS. Insecte du genre sarcopte, constituant le pa- rasite de la gale, appartenant à la famille des acarides et longtemps considéré comme arachnide. V. Gale. ACCOMMODATION (TROUBLES DE l'). Le muscîe ci- liaire étant l'organe au moyen duquel l'œil s'accommode pour la vision à différentes distances, sa paralysie et sa con- tracture produisent des troubles plus ou moins sérieux de la vision. 1° Pni-iil^sic du muscle cillaire. Telle qu'on la produit artificiellement par les collyres à l'atropine, celte paralysie existe seule; elle est aussi la conséquence d'un état général, comme la diphthérite ; Yamaurose diphthé- ritique n'est autre chose qu'une paralysie du muscle](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713819_0069.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)