Des trichines spirales : des accidents maladifs qu'elles engendrent et des moyens de les combattre ou de les prévenir / par L.-A. Gosse.
- Louis André Gosse
- Date:
- 1866
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Credit: Des trichines spirales : des accidents maladifs qu'elles engendrent et des moyens de les combattre ou de les prévenir / par L.-A. Gosse. Source: Wellcome Collection.
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![déterminent dans les muscles, a fait craindre à quelques médecins qu’elle ne pût favoriser la formation de tissus carcinomateux. Ce qui a conduit à cette supposition, c’est qu’on a rencontré des trichines embryonnaires, non-seu- lement dans le voisinage de tumeurs carcinomateuses, mais même dans le tissu musculaire devenu tel (Hilton. Groth, Trim, Lücke). 11 paraîtrait aussi qu’une première attaque ne préserve pas d’une seconde, si les causes déterminantes se repro- duisent. Le docteur Knoch a même signalé, surtout dans la ville de Magdebourg, une maladie trichineuse avec œdème du tissu cellulaire et gonflement des membres, revenant depuis o ans, dans certaines familles. Dans les cas de récidives, les accidents, loin de s’amender ont acquis parfois une grande intensité1. 1 L’observation suivante, recueillie dans la clinique du pro- fesseur Traube, par le l)r Fischer, nous montre dans ce cas de récidive, une aggravation successive des accidents musculaires, avec absence complète des accidents intestinaux « Un bouclier, âgé de 26 ans, qui depuis ces dernières années avait pris T habitude de déjeuner presque chaque jour avec de la viande de porc crue et hachée, commença à s’apercevoir, il y a environ trois ans, que ses forces avaient diminué, qu i] éprouvait souvent de l’accablement, de la roideur en se levant le matin, qu’il était promptement fatigué et très-disposé à s’en- dormir, sans ressentir d’ailleurs aucun autre trouble de santé appréciable. « Dans l’été de 1861, il survint une enflure douloureuse dans les deux mains, ce qui le força à abandonner son travail Au moyen d’incisions et de bains locaux, ces accidents disparurent au bout de quatorze jours, mais en revanche l’accablement et la roideur allèrent croissant et tout mouvement devint douloureux, de sorte que le malade se fit recevoir à l'hôpital. On le traita pendant longtemps avec l’iodure de potassium, comme atteint de rhuma-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22312328_0036.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)