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Credit: Pierre Pena et Mathias de Lobel / Ludovic Legré. Source: Wellcome Collection.
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![Les auteurs du Stirpium Adversaria ontdécrit et figuré dans leur ouvrage deux des végétaux exotiques qu'ils trouvèrent là : un Aloès (probablement VAloe vulgaris Lamk.) et le Figuier d'Inde (Opuntia Ficus Indica Webb.) (1). La culture de ces deux espèces celui de gouverneur, et L'expression de Dux maritimes mititiœ traduit le « capitaine de la garde des galères du Roy» de l'acapte de 1544. - Pena et Lobe] expliquent fort bien que le jardin était situé « ad portas litora ». Quant aux mots « proximè Novum portum » du premier texte, c'est une allusion à la cons- truction, alors toute récente, du quai de Charles IX, origine du nom de Rive-Neuve que ce côté du port a conservé jusqu'à pré- sent. — Si la date de cette construction, indiquée par Augustin Fabre, est exacte, il faut en conclure que Pena et Lobel vinrent au moins deux fois à Marseille. Ils ont dit (à propos du Globiila- ria Algpum) qu'ils s'y trouvaient en 1565. Si réellement le quai a été établi en 156(5, nous devons admettre qu'ils y retournèrent au cours de cette même année 1566 et à une époque où les tra- vaux du quai venaient d'être terminés, d'où l'expression deNovus portas : le titre de Prœfcctus donné à Pierre Ron confirme d'ailleurs cette hypothèse. — Rappelons ici qu'il y a dans les Ad- versaria un texte formel que nous avons cité, duquel il résulte que pour l'un, au moins, de leurs voyages à Marseille, les deux amis arrivèrent directement de Montpellier : nous supposons que ce fut en 1566, année dont ils passèrent la majeure partie dans le Languedoc, avant leur départ pour l'Angleterre (à l'au- tomne de 1566). Nous pensons qu'ils avaient dû s'arrêter à Mar- seille l'année précédente, en retournant d'Italie pour se rendre a Montpellier. - Enfin ne perdons pas de vue que Pierre Pena était Provençal et qu'en cette qualité il avait eu des occasions fréquentes de venir à Marseille. L'expérience relative au Sferra Cavallo. faite aux environs de cette ville par les deux collabora- teurs, s'il fallait en croire le pluriel des Adversaria, serait duc a Pena seul, d'après l'attestation de YHistoria Lagdanensis p. 493) : s Quod caleatu soleas equorum frangat, fabulosum esse Penaasserit, seqae ejus rei frustra periculum fecisse. » 1. Us appellent l'AIoès « Aloë » tout court, en ajoutant que cette plante porte en français le nom de « Perroquet ». VOpun- tia est ainsi désigné : « Indorum Thanc Fieifera ». Ils disent que cette espèce est originaire des o îles de la mer du Pérou Hispaniola et autres qu'elle est cultivée en beaucoup d'en- droits d'Espagne, de France et d'Italie ; ils ne l'ont vue nulle part produire des fleurs et des fruits si ce n'est à Marseille dans le très agréable jardin du chef de la milice maritime •](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21782064_0101.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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