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Credit: Éloge de L.H. Farabeuf (1841-1910) / [Jean Louis Faure]. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![n aurais jamais pu faire d’anatomie. » Ne voyons là, cependant, que la marque d’une irritabilité passagère, qui ne tardait pas à s’effacer devant une sensibilité, une générosité qui ne connaissait pas de limites. Mais on se fatigue de souffrir et nous ne sommes plus au temps oii riiumanité misérable n’avait d’autres armes contre la douleur que la patience et la résignation. Et quelle vérité saisissante dans cette étude profonde que mon ami Darti- gues, avec son éloquence entraînante et son verbe enflammé, vient d’écrire sur le thème éternel de la souffrance humaine, lorsqu’il proclame que le plus beau titre de gloire de l’homme, c’est d’avoir aboli la douleur ! Et quel est celui d’entre nous qui n’eût pas fait ce qu a fait harabeuf, et n’eût pas clierché un soulagement dans le poison terrible et bienfaisant auquel l’humanité doit de ne j)lus connaître la torture des grandes souffrances et les affres de 1 agonie, mais auquel elle doit aussi quelques-unes de ses plus lamentables misères ! Nous ne le savions pas, nous tous qui vivions près de lui et qui mettions sur le compte de la maladie les signes trop visibles d’une vieillesse prématurée, qui réduisirent peu à peu toutes les manifestations de son activité et l’obligèrent, en 1902, à quitter a\ant 1 heure cette chaire où il n avait pas eu le temps de donner toute sa mesure. Et puis, pendant quelque temps, il disparut. Nous le savions dans son pays, s’efforçant de trouver dans les doux horizons, les bois et les prairies de la terre natale cette sérénité profonde que donne, à ceux qui chaque jour voient s’approcher le terme des fatigues et des agitations de la vie, la contemplation mélancolique des lieux où s’est écoulée leur enfance ! fout a COU]) le bruit se répandit parmi nous — parmi ceux tout au moins qui ne connaissaient pas l’honneur de faire partie de l’Académie de Médecine, où il était entré en 1897 — que Farabeiif venait, à la stupéfaction de tous ses collègues, de faire, en guise de communication à cette illustre compagnie, une mer¬ veilleuse leçon sur les vaisseaux du bassin, une de ces leçons des beaux jours d’autrefois, accompagnée de ces impeccables dessins au tableau qu il était seul a pouvoir faire — et nous vîmes quelques jours après reparaître au milieu de nous un homme nouveau, un Farabeuf régénéré, je dirai presque ressuscité, rose et gras, sou¬ riant, ayant quitté sa pèlerine et son éternel cache-nez, et dont un seul lorgnon aux verres transparents laissait voir les yeux ra¬ jeunis. Je laisse à penser la joie que nous eûmes tous à voir notre vieux maître ayant retrouvé les apparences d’une jeunesse que nous ne lui avions jamais connue. C’est alors que nous apprîmes en même temps comment le](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30624228_0022.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)