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Credit: Névroses et idées fixes / par Pierre Janet. Source: Wellcome Collection.
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![On [)()iirrail oxplic^iicr un peu mi(Hi.\ ccrtainos clo cos coiirbos paradoxales, colles qui ont été obtenues en déterminant des im- pressions soit sur des régions de la peau fortement hypocsthési- (|ues, comme le graphique (figure 9) soit sur des régions tout à lait anesthési(pies comme la figure 15. Je dirais ([ue dans ces cas l(^s muscles du bras (pii exécutent les réactions sont très an(>s- ihésiés et (pic la conscience ne perçoit plus les sensalionsde fatigue (|ui accompagnent leurs mouvements. Ce serait l'absence de cette sensation de fatigue qui permettrait au sujet de continuer indé- finiment l'opération en conservent des réactions aussi brèves. On pourrait rapprocher cette expérience d'un fait curieux autrefois signalé par C'diarcot et Paul Richer et c[ue j'ai véiifié maintes fois. Si on |)rend le graphique de la respiration et en même tem[)s celui des mouvements du bras chez un sujet (|ui tient un br-as levé en l'air, on constate rapidement ([uesous l'inlluencc de la fati- gue, la respiration s'accélère, tandis <pie le bras se met à trem- bler. Au contraire, le. même graphique obtenu chez un sujet (pii a de l'anesthésie musculaire et ([ui présente des phénomènes cata- lepli(|ues ne montre ni troubles de la i'es[)iration, ni tremble- ment. La suppression de la sensation de fatigue a enlevé les avertissements qui déterminaient les modifications de la respira- tion et a permis de conserver indéfiniment la courbe du début. Cette explication renferme une partie de la vérité. Il est certain que, au moins au bout d'un certain temps, la sensation de fatigue musculaire gêne un peu les sujets et qu'il est plus facile de répon- dre correctement, si on peut ne pas s'en préoccuper. D'autre part cette explication nous fait déjà remarquer une chose essentielle, c'est (jue ces deux courbes que nous comparons, quoique prises dans des conditions identiques en apparence, ne sont pas com- plètement com[)arables. L'opération ([ue doit faire le sujet est plus simple dans l'un des cas que dans l'autre, puisque dans l'un des cas il y a un élément de moins qui est la sensation de fatigue musculaire. Il reste à voii- si cette différence dans les deux opérations, cette simplification de l'une d'entre elles tient uniquement dans tous les cas à cette disparition de la seule sensation de fatigue. En premier lieu toutes les courbes paradoxales n'ont pas été obtenues sur des anesthési(|ues : les figures 10, 11, \-] sojit le résultat d'impressions faites sur des membi-es sensibles mêm(> à la fati- gue. Qe. après et pendant l'cxpérieiKM, ({ui a fourni la figure 13,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21942201_0001_0125.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)