Art de se coiffer soi-même : enseigné aux dames : suivi du manuel du coiffeur : précédé de préceptes sur l'entretien, la beauté et la conservation de la chevelure : avec des conseils aux messieurs sur les soins qu'ils doivent prendre pour être bien coiffés, et pour entretenir leur chevelure en bon état : des considérations sur les diverses maladies des cheveux, et sur les moyens d'y remédier : des réflexions sur les perruques, faux toupets, touffes, nattes, etc. : des recettes diverses, et des anecdotes sur tout ce qui a rapport à l'art de la coiffure / par P. Villaret.
- Villaret, P.
- Date:
- 1828
Licence: Public Domain Mark
Credit: Art de se coiffer soi-même : enseigné aux dames : suivi du manuel du coiffeur : précédé de préceptes sur l'entretien, la beauté et la conservation de la chevelure : avec des conseils aux messieurs sur les soins qu'ils doivent prendre pour être bien coiffés, et pour entretenir leur chevelure en bon état : des considérations sur les diverses maladies des cheveux, et sur les moyens d'y remédier : des réflexions sur les perruques, faux toupets, touffes, nattes, etc. : des recettes diverses, et des anecdotes sur tout ce qui a rapport à l'art de la coiffure / par P. Villaret. Source: Wellcome Collection.
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![cire à la mode, qu’une femme fût atiûblée d'une coiilure presque aussi ample que celle qu’on portait sous le règne de Louis XIV. S’il est vrai que les extrémités sc touchent, c’est surtout chez les femmes. Ainsi, à ces têtes chargées d’un énorme amas de cheveux, qui leur donnaient un air de furie, les femmes firent succéder des têtes rasées, à la Titus , qui leur donnaient un air de folles. O femmes ! toujours des écarts, jamais d’aplomb! tou- jours l’art, jamais la nature! Vers l’année 1760, un perruquier nommé André s’avisa de faire une tragédie en cinq actes, ayant pour titre le Tremblement de terre de Lisbonne (i). Il osa envoyer sa pièce à Voltaire, qui, pour toute réponse, lui adressa une lettre de quatre pages, renfer- mant ces quatre mots cent fois répétés : « ]Mon- sieur André, faites des perruques; monsieur André, faites àesperruques; monsieur André, faites des perruques ; des perruques, toujours àes perruques, et jamais que des perruques. (i) Cette pièce, d’nne iasipidité et d’une grossièreté que rien n’égale , fut jouée arec une sorte de fureur sur un des théâtres du botdevard.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28752971_0220.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


