Recherches sur la structure intime du poumon de l'homme et des principaux mammifères / par M. Rossignol.
- Rossignol, Hippolyte, 1815-1870.
- Date:
- 1846
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Credit: Recherches sur la structure intime du poumon de l'homme et des principaux mammifères / par M. Rossignol. Source: Wellcome Collection.
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![rayons lumineux, échappent nécessairement à Tœii le plus exercé et que Ton prend pour une cavité unique l’assemblage de plusieurs, et pour une surface plane celle qui est marquée de cavités peu profondes. Ce mode de préparation fut surtout mis en usage par Malpiglii, Helvé- tius , Bourgery, etc. On conçoit dès-lors les opinions qu’ils ont émises sur la nature celluleuse, spongieuse, caverneuse, labyr'inthique du tissu dont ils croyaient avoir pénétré la disposition. 2“ \]injection des canaux aériens avec le mercure fut employée prin- cipalement par Willis, Reisseisen et leurs continuateurs. On laisse couler du mercure dans la bronche d’un lobule et c’est par la marche qu’il affecte et les formes qu’il dessine que Ton a jugé de la structure de cet organe. On croit généralement que cette préparation est supérieure à la précédente et c’est à tort ; car, si elle laisse apprécier le mode de division et la forme des ramuscules bronchiques les plus rapprochés de la plèvre, elle ne permet pas d’explorer l’intérieur de ces conduits, ni les profondeurs de l’organe. En outre, le mercure par sa tendance à se prendre en globules et par son poids, déforme les vésicules pulmonaires; puis, par son opacité qui ne laisse voir que la surface de premier plan, il expose aux illusions de Willis et Reis- seisen sur le mode de terminaison des bronches, sur leur rapport avec les vésicules, sur le nombre de celles-ci, etc., comme nous le démontrerons dans le chapitre suivant. Les injections que Ton a essayées avec l’alliage fusible, avec le suif et autres matières solidifiantes n’ont conduit à aucun résultat avantageux. En injectant un lobule de Tune de ces matières, on le transforme en une masse solide dont la surface est marquée de globules demi-sphériques très-diffi- ciles à distinguer et dont l’intérieur offre l’aspect d’une substance amorphe. D’autres reproches ont encore été faits aux deux modes précédents de préparation; mais ils ne s’adressent qu’à la manière de pratiquer ces pré- parations et nullement à leur nature. Ainsi, on a accusé Yinsufflation de pro- duire l’emphysème, et injections mercurielles de créer de fausses routes. Cela ne peut avoir lieu que dans les cas où Ton procède, soit avec violence, soit en négligeant les précautions les plus simples. Leur plus grand défaut à mes yeux, c’est d’être insuffisants pour décé-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22324343_0021.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


