Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinière / par Jean Abercrombie, ouvrage. Traduit de l'anglais et augmenté de notes très nombreuses, par A.N. Gendrin.
- John Abercrombie
- Date:
- 1835
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Credit: Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinière / par Jean Abercrombie, ouvrage. Traduit de l'anglais et augmenté de notes très nombreuses, par A.N. Gendrin. Source: Wellcome Collection.
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![Dans toutes les formes de ces dangereuses maladies, les symptômes présentent une grande variété d'aspect, aussi faut-il beaucoup d’attention pour se mettre en garde contre les caractères insidieux qui se manifestent dans Biche de ment , à son Ar] aut degré de violence, une maladie qui devient ensuite funeste. Le premier symptôme par lequel s’annonce la formé d’encéphalite que je décris, est un état de lenteur dans les fonctions des organes des sens ét de l'intelligence. Le malade entend ce qu’on lui dit, il prête attention, mais il comprend difficilement; il fait répéter les questions qu’on lui adresse, etilles fait répéter lentement ; son regard est un peu étonné. Ce- pendant il n’existe encore aucune céphalalgie, aucun mouvement febrile, seulement le malade se plaint de fatigue générale et de malaise. Il a un appétit plutôt augmenté que diminué; il n’y a pas de soif, les fonctions digestives se font bien. La face est tantôt rouge et tantôt pâle; le malade est triste, il recherche la solitude. Il est rare que cet état dure plus de trois à quatre jours; au bout de ce temps, il se.manifeste de temps en temps des horripilations avec pâleur de la face, le malade accuse des douleurs dans les muscles, dans différentes parties du corps. Il y a quelquefois de la surdité, mais l’hébêtement est encore augmenté, le sommeil est agité par des mouvements comme spas- modiques des bras, et par des réveils en sursaut ou par des rêves pénibles. Ordinairement après le somimeil, il y a un commencement de délire passager qui paraît porter sur l’objet des rêves du malade : c’est une sorte de rêve continué pendant la veille. J’ai vu cet état incertain du- rer cing à six jours, sans qu'il survint aucun phénomène plus caractéristi- que; seulement les horripilations étaient suivies d’un léger mouvement fé- brile qui durait une ou deux heures, qui se terminait même par une légère sueur. Cette circonstance en impose toujours sur la nature du mal: si l’on n’a pas l’attention fixée sur cette forme d’encéphalite, on croit avoir affaire à une fièvre iutermittente ; cet état intermittent peut même durer cinq à six jours. Mais enfin le mal se caractérise, le pouls prend une fréquence ex- traordinaire ; il y a des alternatives de veille et de sommeil pendant tout le jour. Ces instants de sommeil sont courts, ils sont très-agités, constamment ils sont suivis d’un délire fugace, ou plutôt d’une sorte de révasserie. Le malade porte de temps en temps la main à la tête, mais il déclare qu’il n’en souffre pas. Presque toujours alors il dit qu’il ne souffre de nulle part. Ses facultés sont très-obtuses ; néanmoins il répond juste, mais avec une lenteur extrême. Cet état continue sans nouveaux symptômes qu'une augmentation de fréquence du pouls ; il fait bientôt place à un véritable coma, qui ne diffère en rien des autres états comateux des arachnoïdites avec épanchement, qu’en ce qu’il dure plus long-temps, et en ce qu’il est](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b33278507_0028.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


