Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinière / par Jean Abercrombie, ouvrage. Traduit de l'anglais et augmenté de notes très nombreuses, par A.N. Gendrin.
- John Abercrombie
- Date:
- 1835
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Credit: Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinière / par Jean Abercrombie, ouvrage. Traduit de l'anglais et augmenté de notes très nombreuses, par A.N. Gendrin. Source: Wellcome Collection.
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![La quantité de sérosité épanchée dans le cerveau, varie depuis quelques gros jusqu’à huit ou dix onces ; ou même plus; quant à ses qualités, ce fluide est quelquefois lim- pide , quelquefois sanguinolent , d’autres fois il est trouble, d’une part les cavités celluleuses sous-arachnoïdiennes du rachis s’étendent sous l’arachnoïde cérébrale dans les circonvolutions du cerveau, et que d'autre part le quatrième ventricule communique par le troisième avec les ventricules latéraux , il est évident que toutes ces cavités, que remplit dans l’état physiologique le fluide céphalo-rachidien, ne forment réelle- ment qu’une seule cavité, On a nié l’existence de cette ouverture de communication dans l’état sain ; mais, outre que les expériences que nous venons de citer ne laissent pas de doute sur son existence il est extrêmement facile de la reconnai- tre; il suffit d’ouvrir le canal rachidien dans sa portion cervicale, et d’en- lever le crâne dans sa moitié occipitale. Après avoir incisé la dure-mére ét l’arachnoïde dans le lieu où elles se prolongent du crâne dans le canal rachidien , on voit trés-distinctement ce trou en soulevant doucement le cervelet ; il faut ne pas vouloir le rencontrer pour ne pas le reconnaître. Son diamètre est de deux à trois lignes environ; il est légérement ovalaire; ses bords sont lisses, et ne présentent aucune trace de déchirure. Cette disposition anatomique rend raison de ce qui arrive lorsque, par une cause quelconque, le fluide céphalo-rachidien augmente en quan- tité, dans des proportions insolites , dans un point quelconque des surfa- ces qui ]’exbalent. La compression qui résulte de cette augmentation de fluide se répartit sur toute la masse encéphalo-rachidienne ; si cette répar- tition sur une très-grande surface diminue l'influence de cette compression et rend la résorption plus facile, il est cependant évident qu’elle a pour effet, quand elle arrive à un certain degré , de troubler toutes les fonc- tions des organes sur lesquels elle agit; c’est sans doute 1a le motif pour lequel on n’observe point de paralysie circonscrite dans l’hydrocéphale aiguë. Les fonctions du cerveau ét de la moelle spinale diminuent toutes en même temps, dans cette maladie, à mesure que la compression aug- mente ; elles s’éteignent progressivement toutes en même temps au plus haut degré de compression. Lorsqu'un fluide coagulable , produit d’une inflammation ou d’une hémorrhagie , s’épanche dans la cavité d’un ven- tricule , sur un point de la surface encéphalique ou Mans le canal rachi- dien, on observe des phénomènes de paralysie locale , qui dépendent de la suspension des fonctions d’une seule partie de l’encéphale. La ‘raison s’en conçoit : dans ce cas, la lésion est tout-a-fait locale ; elle ne porte pas, comme dans !’augmentation du fluide céphalo-rachidien , sur toute a masse encéphalique. Mais si cet épanchement local est accompagné d’une congestion. encéphalique générale, qui détermine, soit par elle- Î](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b33278507_0041.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


