Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinière / par Jean Abercrombie, ouvrage. Traduit de l'anglais et augmenté de notes très nombreuses, par A.N. Gendrin.
- John Abercrombie
- Date:
- 1835
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Credit: Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinière / par Jean Abercrombie, ouvrage. Traduit de l'anglais et augmenté de notes très nombreuses, par A.N. Gendrin. Source: Wellcome Collection.
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![trouve entre l’os et la dure-mére, ou entre la dure-mère et l’arachnoide; mais c’est le plus ordinairement sur l’arach- noïde qu’on l’observe; elle y occupe souvent une grande étendue, et elle donne ainsi une couleur jaune à une grande partie de la surface de l'hémisphère. Dans quelques cas elle suit le trajet de l’arachnoide seule, ou ne pénètre comme Bichat l’avait avancé , avec les ventricules » n’en contient pas en quantité notable dans l’état sain. Je n’attache pas beaucoup d'importance aux analyses chimiques des produits morbifiques; cependant il faut les faire connaître , ne füt-ce que pour compléter le tableau de l’état de la science. Voici d’abord les résul- tats détaillés de l'analyse de Marcet, citée par M. Abercrombie: 1000 par- ties de sérosité d’une hydrocéphale aiguë, prise dans les ventricules, con- tiennent : eau, 990,50; malière, extracto-muqueuse, avec une petite quantité d’albumine, 1,12; muriate de soude, 6,64; sous-carbonate de soude, avec une légère portion d’un sulfate alcalin,a,24 ; phosphate de chaux, avec une petite quantité de phosphate de magnésie et de fer, 0,20. M. Haldat a analysé aussi cette sérosité ; il a reconnu qu’elle contenait, sur 1000 parties : eau, 965 ; muriate de soude, 15; albumine, 6; mucus’, 3; gelatine, 9; phosphate de soude, quantité indéterminée; phosphate de chaux, présumé. ( Essai sur l’Hydropisie aiguë du cerveau ; par J. L. Bra- chet, 1818.) ~ ; Ce liquide a été également analysé par M John > qui y a constaté la présence des éléments suivants : sur 1000 parties, eau, 99957 js matière albumineuse , 4,17 ; soude libre, sulfate et muriate de sone. aiteptiahe de soude et matiére extractive, ensemble 2,08. Ce chimiste a rapproché les résultats de l’analyse de la sérosité puisée dans les ventricules du cer- veau après Vhydrocéphale aiguë , de ceux de l’analyse du fluide céphalo- rachidien ; mais il est à regretter qu ’il ait pris ce dernier fluide sur un veau qu’on venait-de tuer, au lieu de le prendre dans le cerveau d’un cadavre humain. J] a néanmoins reconnu que le liquide céphalo-rachidien du veau contenait une très-grande quantité de véritable albumine, tandis qu’on n’en trouve que des traces dans la liqueur hydrocéphalique, où cette substance même ne se trouve que sous une certaine modification. _ Les analyses chimiques de liquides animaux ne peuvent avoir d'utilité pourles médecins ,que quand on les aura répétées un assez grand nombre de fois pour qu’on puisse compter sur leur exactitude, et surtout lorsqu’en les répétant sur des individus de différents âges et placés dans des condi- tions diverses , On sera parvenu à apprécierl’influence probablement très- grande des circonstances sur la composition des liquides qui font partie de notre corps. A. N.G., trad.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b33278507_0044.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


