Traité du froid : de son action et de son emploi, intus et extra, en hygiène, en médecine et en chirurgie / par le docteur La Corbière.
- La Corbière, Docteur (J.-B. Beunaiche de)
- Date:
- 1839
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Credit: Traité du froid : de son action et de son emploi, intus et extra, en hygiène, en médecine et en chirurgie / par le docteur La Corbière. Source: Wellcome Collection.
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![m'en ont aplani les aspérités ; la parole puissante du réfor- mateur français, en soumettant le sédatif par excellence (1) à la loi fondamentale de la doctrine physiologique, m'a souvent rallié. J'ai aussi consulté avec fruit plusieurs travaux de ses élèves les plus distingués, ainsi que bon nombre de mono- graphies publiées depuis quarante ou cinquante ans sur ce sujet (2). Toutefois, il me restera beaucoup de préjugés à vaincre, de préventions à combattre , d'erreurs à rectifier. Eh! chaque jour, ne suis je pas péniblement ému en constatant dans la pratique , dans les écrits périodiques et près des Archtatres eux-mêmes , combien les vérités nouvelles s'accréditent difficilement, et combien en particulier l'em- ploi du froid, ce moyen tout-puissant dans des mains ha- biles , est encore peu connu] même en France, et par des médecins physiologistes ! C'est tout à la fois la conviction acquise à l'évidence des faits, le vif désir d'être utile à l'art de combattre les maladies (3) et à l'humanité souf- (1) Brohssais : Examen des doctrines médicales. (2) Travaux auxquels je me plairai, autant par gratitude que par esprit de justice, mais aussi pour faciliter les recherches de mes successeurs, à rendre hommage dans le cours de ce traité (§ S). (3) Je croirai ne lui avoir pas été tout-à-fait inutile, si j'ai conve- nablement accompli ma tâche. L'opposition que la question du froid avait souvent soulevée, n'avait encore produit aucun travail d'ensemble, tandis que les plaidoyers en sa faveur, les faits eux-mêmes ne lui man- quaient pas (§ 8). L'analyse sur ce point de la science m'a paru assez avancée pour réclamer des efforts de coordination, et la voix de l'il- lustre Morgagni semblait redire : disposez ces faits nombreux d'après leurs degrés d'analogie, en les faisant converger au même foyer d'ob- servation; forcez-les à se prêter une lumière mutuelle et préparez l'in- ductiom; formulez nettement et clairement cette induction; enfin, pour que vos idées pénètrent dans les masses, après avoir été logicien, soyez éloquent si vous le pouvez, et revêtez-les d'une forme vive et saisissante.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2101694x_0027.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)