De l'hystérectomie vaginale : appliquée au traitement chirurgical des lésions bilatérales des annexes de l'utérus (opération de Péan) étude basée sur les 200 premières observations du Docteur Paul Segond ... / par Émile Baudron.
- Baudron Emile.
- Date:
- 1894
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Credit: De l'hystérectomie vaginale : appliquée au traitement chirurgical des lésions bilatérales des annexes de l'utérus (opération de Péan) étude basée sur les 200 premières observations du Docteur Paul Segond ... / par Émile Baudron. Source: Wellcome Collection.
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![devient gênante, on l'arrête en plaçant sur les vaisseaux sectionnés quelques pinces hémostatiques. Immédiatement après la désinsertion, on ouvre les culs-de- sac péritonéaux. A ce moment, lorsque la collection purulente occupe ces culs-de-sac ou le tissu cellulaire péri-utérin , le pus sort en abondance. Mais cet écoiilement n'est qu'un épisode sans importance. Qu'il se produise ou non, la règle que suit l'opérateur est toujours la même. Il doit, dans un second temps, lorsque la castration lui paraît indiquée, détacher avec les doigts les faces antérieure et postérieure de l'utérus. Pendant ce temps, et, à mesure que ce dégagement a lieu, les valves sont introduites plus profon- dément,, de façon à écarter du champ opératoire le péritoine décollé et à protéger la vessie et les uretères. Il ne reste plus qu'à pincer et à sectionner les ligaments larges. On place à cet effet, sur la base de l'un de ces ligaments, deux ou trois pinces-longuettes à mors droits ou courbes, en ayant soin de sectionner toutes les parties pincées avant d'appli- quer une nouvelle pince, La section doit être faite le plus près possible du tissu utérin. Il ne faut jamais songer, comme l'ont fait à tort quelques chirurgiens dans le cancer de l'utérus, à pincer d'un seul coup cha([ue ligament de bas en haut, dans toute sa hauteur. P]n agissant ainsi, on s'expose à serrer entre les mors de la pince un des uretères ou une anse d'intestin. L'opérateur doit toujours voir et savoir ce qu'il fait. Lorsque l'un des ligaments larges a été sectioimé, rien n'est plus facile, s'il n'existe pas d'adhérences, que de faire basculer dans le vagin \v. fond de l'utérus, de pincer de liant en bas l'autre ligament large et de libérer la matrice. Mais les choses ne se ])asscnt pas toujours de façon aussi sinqile. La section progressive de bas en liant de l'un des ligaments larges, d'ailleurs si avantageuse, ne permet i)as tou- jours d'enlever l'utérus d'une seule pièce. Le chirurgien est souvent obligé de recourir au morcellement de cet organe, 'pour arriver à la jiartie supérieure de l'utérus, qu'il peut dès loi-s](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21708630_0049.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)