Diagnostic et traitement des affections oculaires / par les docteurs X. Galezowski [et] V. Daguenet.
- Xavier Galezowski
- Date:
- 1886
Licence: Public Domain Mark
Credit: Diagnostic et traitement des affections oculaires / par les docteurs X. Galezowski [et] V. Daguenet. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by UCL Library Services. The original may be consulted at UCL (University College London)
84/1118 page 66
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![(l'une vérilable opliUialmie purulente de nature croupale. En effet les paupières se gonflent, les papilles et les glandes des culs-de-sac s'engorgent au plus haut degré, comme si elles étaient le siège presque exclusif de la mala- die, et on voit se déposer sur la muqueuse, dans une éten- due variable, une légère couche exsudative grisâtre, ])eu adhérente, se détachant facilement par le frottement. Cette exsudation n'apparaît du reste souvent que d'une façon tout à fait transitoire, de sorte que la maladie revêt pour ainsi dire de suite le cachet de l'ophthalmie purulente, à cause de la suppuration abondante qui s'établit. L'inflammation reste longtemps locaUsée dans les culs- de-sac, sans envahir la conjonctive bulbaire. Elle ne l'at- teint qu'après une assez longue durée, et ce n'est qu'ex- ceptionnellement qu'elle amène de graves désordres du côté de la cornée. Diagnostic. Telle est la physionomie générale de la maladie. On la distingue toujours facilement de la conjonctivite catarrhale par le gonflement exagéré des paupières et surtout par l'abondance et la nature de la sécrétion. Mais^ selon que l'exsudation qui recouvre la muqueuse est plus ou moins épaisse et plus ou moins dui-able, elle se rapproche tantôt de la conjonctivite purulente ordinaire, tantôt, au con- traire, de la conjonctivite diphtéritique. 11 n'est pas sans intérêt pratique de la séparer netlement de la véritable ophthalmie purulente, car, à l'inverse de cette affection, elle s'accommode fort mal des cautérisa- tions énergiques. On la reconnaît à ses allures moins vio- lentes, à sa marche plus lente, à sa localisation dans les culs-de-sac, et enfin à l'absence de chémosis et d'altéra- tions graves de la cornée, si ce n'est dans des cas assez rares et après une durée assez prolongée de l'affection.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21285469_0084.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)