Thèse pour le doctorat en médecine : présentée et soutenue le 30 décembre 1839, / par Victor Szokalski ... De la diplopie uni-oculaire ou double vision d'un oeil. ... [etc].
- Szokalski, Wiktor Feliks, 1811-1891.
- Date:
- 1839
Licence: Public Domain Mark
Credit: Thèse pour le doctorat en médecine : présentée et soutenue le 30 décembre 1839, / par Victor Szokalski ... De la diplopie uni-oculaire ou double vision d'un oeil. ... [etc]. Source: Wellcome Collection.
27/44 page 23
![une cicatrice siégeant près dè sa circonférence , de manière que son centre était visiblement déplacé. Le déplacement dont nous parlons sera bien plus facile, si] la cornée est très-bombée, comme, par exemple, dans la myopie, et c’est précisément pour cette raison que la diplopie affecte le plus souvent et de préférence les personnes qui ont la vue courte, soit de naissance, soit accidentellement, par une influence morbide ou par une habitude vicieuse, comme dans le cas suivant. M. Heifelder, de Sigmaringen, a eu l’occasion d’observer une di¬ plopie d’un seul œil chez deux horlogers qui paraissaient avoir con¬ tracté cette maladie à la suite de travaux qui nécessitent l’usage pro¬ longé de la loupe. L’un d’eux voyait les objets doubles, mais superposés ; l’autre les voyait également doubles, mais juxtaposés. Chez le pre¬ mier, qui était affecté depuis huit mois, l’image inférieure paraissait d’une couleur plus foncée ; chez le second, malade depuis un an et demi, le même phénomène avait lieu pour l’image placée à gauche, de telle façon que tous les deux pouvaient croire que l’image la plus fon¬ cée était la vraie. M. Heifelder conseilla aux malades de se donner beaucoup de mou¬ vements, d’éviter tout ce qui pourrait amener une congestion cérébro¬ oculaire; ils furent mis à l’usage de bains de pieds excitants, de fomentations froides sur le front, et enfin envoyés aux eaux de Ma- rienbad, d’où ils revinrent complètement guéris. M. Heifelder a em¬ ployé avec succès le même traitement sur un négociant qui avait toujours mené une vie très-sédentaire, et avait fait usage d’une lor¬ gnette trop forte; de même que chez les deux horlogers, c’était l’œil droit qui était affecté , et, comme chez le premier d’entre eux, les ob¬ jets lui paraissaient superposés. Tous trois s’étaient adonnés à l’ona¬ nisme, et plus tard avaient commis des excès de femmes ( Annales doculistique de Florent Cunier, 1838, p. 18). Le dérangement du centre de réfraction peut aussi avoir lieu dans le œistallin. Vient-il à se porter en haut, en bas ou sur les côtés, on conçoit facilement qu’il peut en résulter une diplopie.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29336417_0027.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


