Copy 1, Volume 1
Leçons sur les épidémies et l'hygiène publique. Faites à la Faculté de Médecine de Strasbourg / [F.E. Fodéré].
- François-Emmanuel Fodéré
- Date:
- 1822-1824
Licence: Public Domain Mark
Credit: Leçons sur les épidémies et l'hygiène publique. Faites à la Faculté de Médecine de Strasbourg / [F.E. Fodéré]. Source: Wellcome Collection.
529/540 page 515
![d’âge ni de sexe, furent en proief cette année- ]à, à une si grande quantité de vers, que, malgré tous les secours possibles, on ne put empêcher quelques-uns d’y succomber, tout en rendant de ces insectes par la bouche et par le fonde- ment. En parcourant les auteurs qui ont écrit sur les maladies des armées, et Pringle en par- ticulier, on trouve plusieurs faits de cette na- ture- et en considérant les lieux où ils se sont passés, la saison, les aiimens, les boissons, etc., l’esprit s’en rend de suite une raison suffisante pour lçs moyens d’application , quoique nous ne puissions nous flatter de tout expliquer. §. 149- Le pronostic de cette maladie est moins certain que celui de la précédente, parce qu’il s’agit ici de sujets affaiblis, dont le traitement est beaucoup plus long et plus difficile; mais nous y reviendrons dans un a titre lieu. Quant aux vers, qu’on les considère comme cause ou comme symptôme, ainsi que Pringle le voulait, il est certain qu’ils rendent la maladie beau- coup plus grave: d’abord, parce qu’on ne par- vient pas toujours à les expulser entièrement, ainsi que nous venons d’en avoir un exemple dans l’épidémie de Béziers; ensuite, parce que, dans des corps déjà ruinés et frappés de débi- lité, ils produisent alternativement des symp- tômes d’irritation et de narcotisme qui achèvent de plonger le sujet dans la plus profonde ady- namie, à un tel point qu’après avoir généra- lisé tous les effets que j’en ai observés, je n’hé- site pas de les placer dans la classe des poisons](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29330075_0001_0529.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


