Copy 1, Volume 1
Leçons sur les épidémies et l'hygiène publique. Faites à la Faculté de Médecine de Strasbourg / [F.E. Fodéré].
- François-Emmanuel Fodéré
- Date:
- 1822-1824
Licence: Public Domain Mark
Credit: Leçons sur les épidémies et l'hygiène publique. Faites à la Faculté de Médecine de Strasbourg / [F.E. Fodéré]. Source: Wellcome Collection.
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![(le typhus de Grenoble, en 1799 ( Histoire de ]a fièvre, etc., §. 55), dans laquelle il y eut souvent complication de vers: aloès-succotrin, myrrlie, encens, de chaque un demi-gros, dé- layés dans le vinaigre, chauffés et appliqués sur le nombril, en guise de cataplasme, au moyen d’un peu de coton qui sert à l'assujettir. Enfin, il faut l’avouer, ces moyens meme sont quelque- fois encore inutiles, et Baglivi a vu une fièvre vermineuse où le vin seul était spécifique; moyen que par conséquent 011 ne devra pas non plus négliger d’essayer, et qui conviendra surtout dans le cas de fièvre maligne. O Il arrive assez souvent que, malgré l’expul- sion des vers, la maladie ne cesse pas; quelle prend, au contraire, un caractère asthénique, qui oblige de recourir à l’usage des cordiaux et des vésicatoires. On n’en sera pas étonné, si l’on fait attention au genre d’influence que nous avons dit plus haut qu’exercent les vers sur notre économie. On empioira alors avec succès le vin généreux aromatisé, donné par cuille- rées, ainsi que les potions camphrées et éthérées. Si la diarrhée se joint à la débilité, on fera sur le ventre des fomentations aromatiques, et on donnera la thériaque dans le vin, a la dose d’un gros pour huit onces de bon vin. Ce restant de maladie se juge par les sueurs et par des selles pultacées, du onzième au quatorzième jour. §. 151. L’on conçoit facilement que la con- valescence de la fièvre gastrique-vermineuse est nécessairement très-longue, et que les malades](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29330075_0001_0534.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


