De l'application de l'électricité à la physique et à la médecine / par A. Paets van Troostwyk et C.R.T. Krayenhoff.
- Paets van Troostwyck, A. (Adriaan), 1752-1837.
- Date:
- 1788
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Credit: De l'application de l'électricité à la physique et à la médecine / par A. Paets van Troostwyk et C.R.T. Krayenhoff. Source: Wellcome Collection.
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![gers, auiïi bien que le tube. — Encouragé p5r les fuccès de cette expé- rience, il voulut favoir fi cette force auroit lieu à quelque dillance du tube.j o: s'avifa de mettre dans le liège qu'il laifîa au bout du tube, une petite ba- guette de faule , à laquelle étoit attachée une boule d'ivoire: voyant encore que la boule étoit éleftrifée pendant qu'il frottoit le tube, & voulant éprou- ver iufqu'à quelle diftance ceci auroit lieu, ii flifpendit la boule à l'extrémité da tube par un fil de lin, parce que le mouvement occafionné au tube en le .frottant, l'empêcha de donner plus de longueur à la baguette qui portoit la boule. — Il poufiii cette recherche jufqu'à ce qu'il lui fût impoffible de donner plus de longueur au fil placé perpendiculairement: & comme la boule donna toujours desfignesd'éleiSi:ricité,il n'eut d'autre moyen de continuer cette expérience, que de fufpendre le fil horizontalement par le moyen d'au- tres fils attachés au plafond de la chambre ; m.ais ayant em_ployé pour cet effet des cordons de chanvre, il ne vit pas le moindre figne d'électricité dans la boule. Trompé dans fon attente il confulta M. Weeeler , qui faida fouvent dans fes expériences, & ils imaginèrent que les cordons avoient peut-être par leur grolleur abforbé trop de féleélricité du tube, pour en laiflerpafler .quelque chofe à la boule , & que peut être ils feroient mieux de fe fervir de cordons plus minces. — Heureufement pour eux & pour la Phyfique , les cordons les plus minces qu'on trouva fous la main , étoient des cordons de foie: ayant donc fufpendu à des fils de foie le cordon de chanvre , qui étoit aftuellement en conta6l avec le tube, ils trouvèrent, qu'au moment même où Ton commençoit à frotter le tube, la boule d'ivoire , qui étoit à une grande difl:ance , donnoit des fignes palpables d'éleftricité : l'on ne douta plus qu'on n'eût trouvé la véritable caufe pourquoi la boule n'avoit pas été .rendue éleélrique dans fexpérience précédente; cependant l'un ôqs cordons de foie s'étant rompu, tant parle poids.du cordon, que parle mouvement qu'il acquerroic pendant le frottement, on réfolut de fe fervir dorénavant de cordes de clavefiîn, comme ayant plus de force & moins de grofftur: — mais dés ce moment il ne fut plus poflible de remarquer la moindre éleé];ricité dans la boule ; on s'avifa donc de fe fervir de nouveau de cordons^' de foie, qui fulTent afiez forts pour foutenir celui, auquel la boule etoit attachée: & d'abord on vit que l'éleftricité fe communiquoit parfaitement bien à h boule^ malgré la grolleur des cordons. En réfiéchifiant à cette circonflance, que réle6lricité n*iprcuvoit point de perce fenfible par des cordons puis gros, ^ qu'a;; contraire elle fc; perdoictout-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21169846_0022.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)