De l'application de l'électricité à la physique et à la médecine / par A. Paets van Troostwyk et C.R.T. Krayenhoff.
- Paets van Troostwyck, A. (Adriaan), 1752-1837.
- Date:
- 1788
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Credit: De l'application de l'électricité à la physique et à la médecine / par A. Paets van Troostwyk et C.R.T. Krayenhoff. Source: Wellcome Collection.
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![àà premier condu6leur. — La lumière éle6lrique , qu'on fait paroître de cette manière , fe préfente avec le même éclat, que celle de la fou- dre ; elle rend pâles les objets qui fe trouvent près de fon palTage ; elle affeéle plus ou moins les nerfs de la vue , & elle efl: affez forte pour ren- dre vifiblesles objets placés dans une chambre obfcure d'une certaine grandeur, quoique ce ne foit que par intervalles qu'elle- pafTe d'un con* dufteur à l'autre,. & que par conféquent elle ne foit que mo- mentanée, 5: xvin. b) La Seconde' circonflance qu'on obferve dans l'apparition de la fou- dre, efl: qu'elle fe préfente fous la forme d'un rayon ferpentant , dont les an- gles font plus ou moins aigus : en un mot qu'elle va, comme on dit,en zigzag. — Le palTage de la lumière éleftrique artificielle fe fait ordinairement de la même manière, particulièrement, quand la furface du corps condu6leur , efl plus gran- de, que celle du condufteur qui lui efl: oppofé. — Mais la manière la plus frappante de montre r ce rapport de la foudre & de l'èleélricité, efl: de faire paflîèr l'étincelle du premier condu6leur à un autre corps, dont les parties anéle6iriques ne fe touchent pas éxaélement ; c'efb à quoi une plan- che couverte de poudre d'avanturine eft fort propre ; & de cette manière m peut augmenter beaucoup la longueur de l'étincelle ordinaire. Il efl; pourtant rare, de voir les zigzages s'étendre jufques fur la Terre, puifqu'ordinairement ils font d'autant moins vifibles , qu'ils font plus éloignés du nuage dont ils font lancés : & c'e;l ici qu'on peut encore obierver un rapport entre réleélricité & la foudre. — Quand on a ama/Fé la matière éleftrique dans le premier condufteur , & qu'on en met un au- tre aune trop grande diftance, pour qu'elle puifle palfer en forme d'étin- celle , on la voit s'élancer du conduéteur fous la forme d'un rayon ferpen- tant, qui efl plus mince à mefure qu'il s'éloigne , & qui fe perd dans une grande quantité de petits rameaux très fins. — Circonflance, qu'il faut attribuer, tant pour la foudre, que pour l'éleftricité, au grand chemin, que le fluide doit parcourir.pour parvenir jufqu'aux conducteurs, & à la reli- fiance que lui oppofe l'air, étant corps éle étriqué ; ce qui fait qu'il fe communique à chaque particule anéleélrique qui fe trouve dans l'aii' 3. qu'il fe div^fe^^:q^'illfenflb]ement il fe retrouve en équilibre.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21169846_0039.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)