Thèse présentées a la Faculté des Sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur ès sciences physiques / par Jean Perrin.
- Jean Perrin
- Date:
- 1897
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Credit: Thèse présentées a la Faculté des Sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur ès sciences physiques / par Jean Perrin. Source: Wellcome Collection.
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![hypothèse. Les cliatges créées dans les gaz ont une exis- tence réelle, qui se manifeste non seulement aux extré- mités des tubes de force où elles se meuvent, mais en- core en un point quelconque de leur parcours. C'est ainsi que j'ai pu les arrêter au passage, ainsi qu'on l'a vu dans le paiai^raphe précédent. C'est ainsi de même que, dans des recherches postérieures, Rutherford a pu, saisis- sant également ces charges sur leur irajei, les insuffler dans un cylindre de Faraday où elles se manifestent par les phénomènes accoutumés ( ' ). 12. L'ionisation [)ersisle quelque lemps après le pas- sage des rayons 5 on sesouvieni, en eilét, qu'on peut déchar- ger un corps en insufflant sui* lui de l'air, d'abord traversé par les rayons. ]Mais, si l'on attend trop longtemps, prati- queuïent plus d'une seconde, cetie propriété disparaît, ce qu'on exprimera en disant que les charges d'abord pro- duites se sont recombinées. On voit ainsi, du même coup, que l'ionisation peut se produire en rabsence de lout champ électrique. J'ai vérifié, par les deux expériences quantitatives qui suivent, que (ctle ionisation ne s'accroît pas lorsque le champ existe, et qu'elle reste indépendante à la fois de la grandeur et delà direction du champ. 43. Mesure de Vioiiisatioji. — Plaçons-nous, provi- soirement, dans (Cite hypothèse où rionisalion ne dépend pas du champ, et considérons, dans un gaz, le volume EFGH traversé à la fois par les lignes de force issues de la plaque ap liée à l'aiguille d'un éleciromètre, et par le cône de rayons ESH {flg. 11). (') Cette expérience de Rutherford a un autre intérêt: on conçoit, en effet, que, en tenant compte de la vitesse du courant d'air, on puisse évaluer la vitesse des ions, dans un clianip donné. Hullierford a ainsi trouvé que les ions positifs et négatifs se niouxaientà peu près avec la même vitesse, de i*^' par seconde dans un chanii) de i volt par centimètre.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21071913_0050.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)