La pathologie cellulaire basé sur l'étude physiologique et pathologique des tissus / par Rudolf Virchow ; tr. française par Paul Picard ; revue et corrigée par l'auteur.
- Rudolf Virchow
- Date:
- 1868
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Credit: La pathologie cellulaire basé sur l'étude physiologique et pathologique des tissus / par Rudolf Virchow ; tr. française par Paul Picard ; revue et corrigée par l'auteur. Source: Wellcome Collection.
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![l'élément cellulaire : dans plusieurs cellules végétales, en effet, le noyau devient très-difficile à reconnaître ; dans certaines cel- lules même, il disparaît complètement, tandis que la forme de la cellule se conserve. Étudions ensemble quelques préparations microscopiques. Je commence par quelque chose de très-commun. C'est une portion de tubercule de pomme de terre ; vous pouvez y voir la structure complète de la cellule végétale : c'est la partie du tubercule où un nouveau bourgeon commence à se former; c'est là par conséquent qu'il est vraisemblable de rencontrer de nouvelles cellules, si l'on admet toutefois que la croissance de la plante résulte de la formation de nouvelles cellules. Toutes les cellules qui sont renfermées dans le tubercule contiennent des grains d'amidon; à mesure que le bourgeon se développe, l'ami- don est consommé, il disparaît et nous permet de voir la cellule dans sa forme la plus simple. Si l'on coupe transversalement un jeune bourgeon dans un point rapproché de sa sortie du tuber- cule, on remarque qu'il se compose de quatre couches diffé- rentes : la couche corticale, puis une couche de cellules plus vo- lumineuses, ensuite une couche de cellules plus petites, enfin à l'intérieur une nouvelle couche de grandes cellules. Ici on ne voit que des productions régulières; ce sont des capsules hexa- gonales, épaisses, contenant dans leur intérieur un ou deux noyaux (voy. fig. 1). Près de l'écorce (couche subérale), les cel- c JL^c*^** ^U^es sont quadrangulaires, et plus elles (l^fj^x]iBw)! sont extérieures, plus elles s'aplatissent; 1 P on voit des noyaux très-distincts à leur in- ( térieur (fig. 2, a). Partout où ces cellules j se touchent, on voit une limite de séparation; | vient ensuite la capsule de cellulose épaisse, ^^ traversée par des stries fines; enfin, dans Fig. 2. l'intérieur de la cellule, vous voyez une Fig. 2. — Portion de la couche corticale d'un tubercule de Solanum luberosum traitée par l'iode et V acide sut fur ique. —a. Cellules corticales aplaties, entourées de la capsule (membrane cellulaire, membrane). — b. Cellules plus volumineuses, quadrilatères, du cambium ; la cellule ratatinée, ridée, la vraie cellule (Tulricule primordial), se voit à l'intérieur de la capsule. — c. Cellules contenant des grains d'amidon qui sont situés dans l'intérieur de l'utricule primordial.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21082546_0032.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


