Thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 25 mars 1840 / par Géminel (Charles-Pierre-Léon).
- Géminel, Charles Pierre Léon.
- Date:
- 1840
Licence: Public Domain Mark
Credit: Thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 25 mars 1840 / par Géminel (Charles-Pierre-Léon). Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
14/36 page 8
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![( 8 ) Ciarengeot s’éleva, à son tour, contre la doctrine professée par Petit, et prétendit que le sang, en s’épanchant, subit les lois de la pesanteur et gagne ordinairement les fosses iliaques ; c’est par des faits récemment observes qu’il répondit aux observations publiées par Petit le fils. Si nous en jugions par ce que nous avons vu, nous serions amené à l’opinion de (larengcot; toutefois, nous avons cru remarquer que le sang se circonscrit lorsqu il s agit d un vaisseau artériel d’un calibre médiocre en raison de la plasticité du sang, tandis que le sang s’infiltre entre les intestins dans le tissu cellulaire sous-séreux , quand c’est du sang veineux et qu’il est fourni par un gros'vaisseau. L’épanchement d’un liquide quelconque dans le ventre est un accident toujours grave; mais l’épanchement de sang offre un caractère spécial. Ce liquide ne peut être perdu sans danger pour la vie, et sou écoulement abondant entraîne un affaiblissement croissant et même mortel. On peut voir dans les Lettres de Morgagni des exemples où la perte du sujet a été la conséquence de cet écoulement seul ; car la mort est arrivée en peu d’heures, alors que le traumatisme était léger par lui-même. L’épanche- ment de sang est d’autant plus à craindre , que parfois le vaisseau, ou la ])artie qui fournit le sang, est d’abord bouché au moyen d’un caillot sanguin, mais que bientôt sous l’influence du mouvement de la part du blesse, ou de l’activité augmentée par l’élan fébrile, le caillot est chassé / 4it l’écoulement recommence. Ainsi, le praticien ne doit pas être à l’abri de toute inquiétude; par cela seul que les environs de la plaie n’annoncent pas un épanchement actuel et considérable, il doit surveiller son malade et obtenir de lui un repos propre à prévenir les accidents dont nous parlons. Souvent les épanchements sanguins ne produisent d’abord aucun symptôme fâcheux, la première période du traumatisme se passe sans orage , plusieurs jours, une semaine même s’écoulent et tout semble annoncer une guérison assurée; quand le ventre s’engorge autour de la blessure, des douleurs croissantes se déclarent, la figure se décompose, le pouls devient misérable ; enfin, tous les phénomènes propres à la péritonite se manifestent. L’on ne peut attribuer cette inflammation péritonéale à la violence trau-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22364134_0014.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)