Seconde lettre de monsieur Janin-de-Combe-Blanche, à monsieur Cadet, apothicaire de Paris, membre de l'Académie royale des sciences, commissaire des objets de salubrité, &c / [Jean Janin].
- Janin, Jean, 1730 or 1731-
- Date:
- 1783
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Credit: Seconde lettre de monsieur Janin-de-Combe-Blanche, à monsieur Cadet, apothicaire de Paris, membre de l'Académie royale des sciences, commissaire des objets de salubrité, &c / [Jean Janin]. Source: Wellcome Collection.
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![tous , que la mauvaise odeur n'est due quà Valkali volatil ; iî fuit de là qu’on ne peut neutraliser la cause fans détruire l’effet. Je conclus, avec le docteur Piestch, que la putré¬ faction ne produit que des fels volatils alkalis. C’est là ( dit-il ) “ une chose toute décidée et qui n’a plus besoin „ de preuves Je présume que ma réponse à votre premier chef d’accusation , et à celle de M. Lavoisier, est plus que fuffisante (47) : les preuves contre vous font abondantes ; elles font étayées par des faits nombreux, par desaccidents causés non par un gaz acide , mais par ï’alkali volatil, bien constatées par vos expériences et celles de M. La¬ voisier, en employant un aîkaii caustique, qui bien loin de neutraliser ce gaz, l’a développé d’après fon propre aveu et le vôtre, et a porté atteinte aux vuidangeurs, en leur causant la miîte , l’asphixie, la mort. Que de preuves dunon-fuccès de M. Cadet I malgré cela fes commissaires lui ont été favorables. Les bornes d’une lettre ne me permettent pas de donner ici la réponse à vos deux autres chefs d’accusation. Je ne perdrai pas de vue cet objet, ce qui me fournira l’occasion de m’occuper plus long-temps de vous, Monsieur, e£ fur-tout du bien public que cette discussion intéresse plus particulièrement. Je fuis, &c. J A NIN , auteur de l’Antiméphitique; Lyon , ce 3© octobre 1783. (47) Dissertation fur le ] de l’académie de Berlin, nitre} qui a remporté le prix j](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31957018_0031.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)