Histoire philosophique de l'hypochondrie et de l'hystérie / [Frédéric Dubois].
- Dubois, E. Frédéric, d'Amiens, 1798-1873.
- Date:
- 1833
Licence: Public Domain Mark
Credit: Histoire philosophique de l'hypochondrie et de l'hystérie / [Frédéric Dubois]. Source: Wellcome Collection.
24/596
![XV] à un danger imminent, et qui cependant n’a eu d’au- tre effet que d'amener un accident très grave, c’est-à- dire une rupture du tendon d'Achille , et conséquem- ment de le livrer sans défense à ce même danger, croyez-vous, dis-je, que cette contraction n'ait pas été cependant provoquée dans un but conservateur? Cette fois vous ne sauriez en douter; seulement les limites de la force matérielle des organes ont été dépassées , or, c’est précisément ce qui n'arrive que trop souvent dans les diverses maladies qui altèrent nos organes, et cest pour cela que le médecin, interpres naturæ, peut apporter parfois des secours efficaces en modérant l'intensité des réactions. Malgré ces faits, les réactions organiques ont été niées , où plutôt leur principe et leur but ont été con- testés principatement par les médecins de notre époque. Il en est résulté que ces réactions ont été mal étudiées et qu'on a négligé de leur appliquer la méthode expé- rimentale. Ainsi, on n’a pas distingué les réactions générales franches des réactions sympathiques, et ces dernières surtout ont été méconnues. Il était cepen- dant facile de voir qu’il y a deux sortes de réactions sympathiques ; les unes suscitées à l’occasion de toute cause intense, tout l'organisme y participe, spécia- lement les centres nerveux et circulatoire ; le mouve- ment dans ces cas ne tarde pas à prendre un caractère spécial , il devient fébrile ; les autres ont lieu d’or- ganes à organes; elles ont lien en raison des rapports plus ou moins intimes qui unissent plus particulière-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29342120_0024.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


