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Credit: Recherches sur la pourriture d'hôpital / par Edmond Wolff. Source: Wellcome Collection.
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![revenu, les douleurs sont presque nulles, mais le malade pr(îsente en- core souvent des mouvements fébriles avec frissonnements, soif assez vive ; il a do la diarrhée fétide et toujours un dégoût profond pour la nourriture. On lui donne, pour combattre ces accidents putrides, 75 centigr. de sulfate de (juiiiine d’abord, puis 4 grammes d’alcoola- ture d’aconit. On continue lequinquina, lecafé, bref tous les toniques possibles. Le 5 novembre, on commence à apercevoir dans le fond de la plaie un point vermeil recouvert de bourgeons charnus. Le 8, elle est tout entière délergée, et se montre sous forme d’énor- j mes excavations anfractueuses où les saillies musculaires masquées ] pendant si longtemps apparaissent absolument comme dans une pré- i paration anatomique. Chaque muscle est séparé de son voisin par un . espace vide, d’où le tissu conjonctif a complètement disparu ; en ar- rière les délabrements sont plus considérables, et toute la partie mé- diane du soléaire n’existe plus. La cicatrisation de cette immense plaie se fait avec une rapidité fort remarquable. A la lin du mois, elle est presque entièrement comblée. Le 48 décembre, la plaie postérieure est guérie et laisse comme : trace une cicatrice froncée, et une dépression profonde à la place du mollet. En avant toute la partie externe de la plaie est en bonne voie, mais la dénudation du tibia l’a converti en un grand sé(juestre dont l’élimination est loin d’être faite. En effet, le morceau ne se détache que vers le milieu de février; la nécrose osseuse ne l’avait atteint (jue ■ dans le tiers envii’on de son épaisseur sur une étendue de 8 centim. A la fin de mars, la guérison est complète, mais dès le mois de jan- vier, la marche était possible avec des béquilles. Malgré les pertes de substance du mollet, il n’y avait pas de rétraction du tendon d’Achille, et seulement du tiraillement en posant le pied à plat. j On voit dans cette observation à quels énormes dég*âts on _ peut arriver dans la pourriture d’hôpital, et souvent quel . que soit le traitement employé. Avant de terminer ce travail, qu’il me soit permis de donner en peu de mots le résultat des observations faites a ■, Strasbourg par le Stuttel, alors interne à l’ambulance du '■ petit séminaire de cette ville. Il a remarqué que la pourriture n’a attaqué principale- ment que les vastes pertes de substances, surtout les plaies faites avec le bistouri.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22343969_0120.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


