De la phlébite : thèse inaugurale présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 21 août 1838 / par Adolphe-Bernard Remaury.
- Remaury, Adolphe Bernard.
- Date:
- 1838
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Credit: De la phlébite : thèse inaugurale présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 21 août 1838 / par Adolphe-Bernard Remaury. Source: Wellcome Collection.
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![3i léfrigéianls. Joignez à ces indications le précepte d’une diète sévère, et vous aurez le traitement de la phlébite depuis son invasion jusqu’à l’époque d’infection générale de la masse du sang. Ces ressources remplissent la première indication : combattre la phlcgmasie, cl s’op- poser autant que possible à son passage vers l’état suppuratif; em- pêcher la propagation de l’inflammatioii vers les centres. ]\Iais on a proposé d autres moyens pour prévenir le passage dans la masse sanguine des matériaux sécrétés par la veine enflammée. Ainsi Hunier, Reil et Abcrnethy ont proposé de pratiquer la com- pression entre le cœur et le siège principal de la phlébite. Leur but, eu comprimant ainsi, était de déterminer dans la veine une inflam- mation adhésive , car ils avaient vu que les adhérences des parois vasculaires , le gonflement des valvules avaient été , dans certains cas, assez puissants pour s’opposer à la propagation du mal. Nous avons déjà dit que Bouillaud rejetait cette pratique en la regardant plutôt comme dangereuse qu’utile. Des médecins , entre lesquels nous citerons Marjolin, voyant que la compression amenait diflicile- ment l'oblitération veineuse , qu’elle était facilement éludée par les vaisseaux, faute de surface résistante sur laquelle on puisse les com- primer , pensèrent qu’il y aurait de l’avantage à lui substituer la sec- tion transversale de la veine ; si, par ce moyen , la continuité se trouve détruite entre la portion malade et la portion saine , il peut certainement offrir des avantages, car c’est, comme nous l’avons ex- posé, la continuité d’une membrane aussi étendue en surface que la tunique interne des veines, qui est la cause du caractère progressif et de la marche rapide qu’affecte ici la maladie. Le traitement des collections purulentes, dans les cavités veineuses, consiste dans leur évacuation au moyen de l’instrument tranchant. Ouant à celui de l’infection purulente générale , il est encore bien incertain : l’observation , dit Cruveilhier , est encore muette à cet ésard. Une foiile de médications ont échoué lorsque le mal en est arrivé à ce terme. Nous dirions même que le mal est irrémédiable , et qu’il est inutile de chercher de médications qui ne peuvent avoir aucun résultat avantageux , si nous ne savions que c’est un pré- #](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22363282_0040.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


