Rapport sur les progrès et la marche de la physiologie générale en France / par M. Claude Bernard ... publication faite sous les auspices du Ministère de l'instruction publique.
- Claude Bernard
- Date:
- 1867
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Credit: Rapport sur les progrès et la marche de la physiologie générale en France / par M. Claude Bernard ... publication faite sous les auspices du Ministère de l'instruction publique. Source: Wellcome Collection.
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![de celle ('oiiU'oveise j)uiss(3iil réellement reiiioiiLcr à un deiiii-siècle, cependant le jug(>iiieiil déliiiilil de la question apj)artieiit à nolic époque. De semblables débats ne peuvent être justement appréciés qu'après la moit des auteurs ('-' et lorsque les passions qui s'agitaient autour d'eux se sont éloignées et éteintes avec le tenq)s; car, ainsi que l'a dit Bacon, cela science a parfois aussi les yeux humectés par les j)assions humaines. •>•> L'idée qu'il pouvait ou même qu'il devait exister des iiorls dis- tincts de sentiment et de mouvement est fort ancienne : on poui- rait la retrouver dans Galien. Mais la question dont il s'agit ici est celle de savoir quel est le physiologiste qui a, le premier, démontré expérimentalement la vérité scientifique sur ce point. Si les hommes qui pressentent les choses et émettent sur elles des opi- nions anticipées sont souvent très-utiles, c'est cependant à ceux qui aj)portent les faits positifs que revient toujours le principal mérite. Ce sont eux c[ui accomplissent le progrès réel, en ce qu'ils fixent la science et lui fournissent un point d'appui pour aller plus Join et marcher en avant. C'est toujours par des publications et par des textes ])récis qu'un auteur peut appuyer ses droits à une découverte. Mais, entre Ch. Bell et Magendie, le débat ne doit pas, selon moi, rester réduit à une simple question de date. Il y a un grand intérêt à prendre le sujet de plus haut pour l'envisager en même temps plus philosophiquement, au point de vue de la méthode d'investigation. On verra que, pour bien asseoir son jugement, il faut absolument tenir compte de l'esprit scientifique opposé des deux auteurs et de la manière différente suivant laquelle chacun d'eux a procédé. Ch. Bell était avant tout un anatomiste ^^^\ Sans faire au- cune expérience, il disséqua pendant longtemps, comme il nous l'apprend lui-même, le cerveau, le cervelet, la moelle épinière, ainsi que les nerfs qui en émanent. D'après l'anatomie seule, il se forma des idées préconçues sur les relations physiologiques de](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21041623_0019.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


