Rapport sur les progrès et la marche de la physiologie générale en France / par M. Claude Bernard ... publication faite sous les auspices du Ministère de l'instruction publique.
- Claude Bernard
- Date:
- 1867
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Credit: Rapport sur les progrès et la marche de la physiologie générale en France / par M. Claude Bernard ... publication faite sous les auspices du Ministère de l'instruction publique. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![I)K I.A P1IYSI()L(3G1E. 1!) serve leur piopiiété pliysiologique tout à fait iiihtrle, el ils se con- tractent avec énergie quand on les excite directement. Le cœur, qui est un muscle, continue ses mouvements; mais Tirrilalion du pneu- mogastrique, qui suspend ses battements dans l'état normal, ne les arrête plus après l'empoisonnement par le eu rare, parce que le poison a détruit l'activité du nerf pneumogastrique et à laissé persister celle du cœur. Ces expériences établissent claii-ement que le poison amé- ricain détruit la propriété pliysiologique de la fdjre nerveuse motrice et n'atteint pas celle de la Pdire musculaire. Elles démontrent donc déjà, par cela même, ([ue le muscle et le nerf moteur sont deux élé- ments distincts doués de propriétés indépendantes, puisqu'ils peuvent être empoisonnés et mourir l'un sans l'autre. Mais ce n'est pas tout. Notre réactif cui'arique rend encore d'autres services à la physiologie générale. Il ne se borne pas à séparer l'élément musculaire de l'élément nerveux moteur, il dis- tingue encore l'élément nerveux moteui' de l'élément sensitif ^-^^ Afln de bien saisir l'expérience démonstrative de cette distinc- tion , il est nécessaire de savoir que le curare attaque la fibre nerveuse par son extrémité périphérique et non par son extrémité centrale. Ce qui le prouve, c'est qu'après qu'on a coupé un nerf mo- teur pour le séparer de la moelle épinière, ce nerf peut encore être enqDoisonné si le curare est porté par le sang sur son extrémité qui ])énètre dans le muscle. Au contraire, si on laisse le nerf moteur attenant à la moelle et si l'on empêche le sang de toucher son extrémité musculaire, l'empoisonnement n'a pas lieu, bien que l'origine des nerfs dans la moelle épinière soit baignée par du sang empoisonné. Il résulte de là qu'en liant les vaisseaux qui portent le sang dans les muscles des membres, nous pourrons préserver de l'empoisonnement un ou plusieurs nerfs moteurs, qui nous servi- ront de témoins pour savoir si la sensibilité persiste dans les autres parties du corps où les nerfs moteurs sont paralysés. Voici comment se pratique cette expérience décisive : sur une grenouille, on dé- couvre, en soulevant le sacrum, les deux faisceaux des nerfs lom-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21041623_0027.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)