Rapport sur les progrès et la marche de la physiologie générale en France / par M. Claude Bernard ... publication faite sous les auspices du Ministère de l'instruction publique.
- Claude Bernard
- Date:
- 1867
Licence: Public Domain Mark
Credit: Rapport sur les progrès et la marche de la physiologie générale en France / par M. Claude Bernard ... publication faite sous les auspices du Ministère de l'instruction publique. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Francis A. Countway Library of Medicine, through the Medical Heritage Library. The original may be consulted at the Francis A. Countway Library of Medicine, Harvard Medical School.
35/254 page 27
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![(|uc la vitalité des (''lénioiits augmento au inomciit où débute la série des pliéiioinèiies successifs de l(Mir mort. M. E. Faivre, dans nu travail intéressant, a fait voir que, cliez les grenouilles réceni- Mient saci'ifiées, l'excitabilité des nerfs et des muscles augmente avant de commencer à s'éteindre ^^*^'. J'ai observé f[u'il en était de même pour les nerfs et les muscles (|ui mouraient sans être sé- parés du corps, lors même que la circulation contiimait. Dans le cas, par exemple, où l'on fait la section d'un tronc nerveux mixte, le bout péripl]éric|ue, avant de dégénérer, devient toujours plus excitable. La mort amène la rigidité cadavérique des éléments. Les subs- tances nerveuse et musculaire, demi-fluides et transparentes, d'une réaction alcaline ou neutre pendant la vie, se coagulent, deviennent opaques et acides après la mort. Toutefois la réaction acide n'est pas un caractère constant comme on l'avait cru. J'ai montré qu'elle pouvait souvent manc|uer chez les mammifères ^^'^\ et je ne l'ai point rencontrée chez les crustacés ^^^l J'ai attribué sou absence au manque (le la matière glycogène dans le muscle f^^'. Quand les muscles et les nerfs se sont ainsi altéi'és dans leur substance et sont devenus rigides, leur irritabilité('^°^ c'est-à-dire leurs propriétés physiologicjues, sont complètement perdues. Mais si l'on n'attend pas trop longtemps, on peut les restituer au moyen d'une transfusion convenablement pratiquée. C'est ainsi qu'en in- jectant par les artères du sang défibriné et oxygéné à l'air, on fait reparaître la contractilité et la motricité dans des membres déjà en- vahis par un commencement de rigidité cadavérique ^^^K Le sang, en circulant autour des éléments musculaires et ner- veux, leur permet d'engendrer et de manifester leurs propriétés spécifiques par suite d'un véritable échange nutritif qui se produit entre ces éléments et le milieu sanguin. Pour connaître la nature de cet échange nutritif, il faut examiner la composition du sang avant et après son contact avec les éléments musculaires et ner- veux. La méthode analytique de la physiologie générale conduit](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21041623_0035.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)