Syphilis secondaire tardive / par Alfred Fournier ; avec 8 planches hors texte en couleur.
- Jean Alfred Fournier
- Date:
- 1911
Licence: In copyright
Credit: Syphilis secondaire tardive / par Alfred Fournier ; avec 8 planches hors texte en couleur. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![triplement al té nuées, à savoir : comme étendue de terHtoire éruptif, comme nombre d'éléments éruptifs et comme intensité de coloration. Ce sont, en autres ternies : Des roséoles cantonnées sur quelques points ; Des roséoles appauvries, « raréfiées » ; Des roséoles ne s’accusant que par une teinte rosée des plus tendres. Quelques détails : Par une série de décroissances successives, elles aboutissent à se réduire à un très petit nombre de taches (par exemple, une vingtaine, une quinzaine, une douzaine, une demi-dou- zaine), voire parfois à quatre, à trois, et meme à une seule ! Sur une de mes malades qui fut affectée de sept poussées de roséole, la dernière ne consista qu’en un seul anneau érythé- mateux occupant la face antéro-latérale de la cuisse (1). (1) Voici le résumé de cette curieuse observation : Syphilis. — Sept poussées de syphilide érythémateuse au cours des cinq pre- mières années de lamaladie. — Syphilide annulaire constituée par un anneau unique. H..., 31 ans. Bonne santé habituelle. Tempérament nerveux. S3’philis reçue de son mari en mars 1890. — En avril, roséode. avec violentes douleurs névralgiformes dans la tête et les mâchoires. — Ti-aitement ]»ar pilules de protoiodure, ferrugineux, quinquina. En juillet, sj'^philides amygdaliennes. En novembre, seconde roséole. Celle-ci est extrêmement discrète et ne consiste qu’en une vingtaine de taches environ, disséminées sur le thorax et l’abdomen. — Reprise du traitement. i\x\nTroisième roséole, extrêmement discrète, peut-être même plus dis- crète que la seconde. — Reprise du traitement, qui n’est suivi que trois semaines. — Disparition des taches « en quelques jours ». Juillet. Quatrième roséole, ne consistant qu’en une douzaine de taches érythé- mateuses. — Syphilides labiales. — Reprise du traitement, qui n’est suivi que très irrégulièrement, en raison de jihénomènes de dyspepsie et de diarrhée. Octobre. Cinquième roséole, toujours extrêmement discrète, comme les précé- dentes, et disparaissant de même par l'usage de quelques pilules. Avril Sixième roséole. Celle-ci affecte la forme circinée ét consiste en une dizaine de taches annulaires ou ovalaires, érythémateuses, d’un rose très tendre, non squameuses. Plus effrayée de cette éruption que des précédentes, la malade prend la résolution « de se traiter enfin d’une façon régulière ». Je lui prescris des frictions mercurielles. Huit de ces frictions suffisent à dissiper l’éruption, après quoi le traitement est délaissé. En juillet, une tache palmaire, très certainement spécifique. — Traitement à Uriage; 25 frictions mercurielles. A la suite de ce traitement, nul accident pendant dix-huit mois. En décembre 1893, douleurs osseuses, notamment à l’humérus gauche. — lodure de potassium. En juillet 1894, syphilide annulaire, constituée jtar un anneau unique, mais absolument typique et irrécusable. Cet anneau siège à la cuisse. Il est très régu- lièrement circulaire, érythémateux et exclusivement érythémateux, sans mé- lange d’éléments squameux, sans infiltration sous-jacente. — Frictions mercu- rielles. — Disparition de l’éruption après une semaine de traitement. En avril, reprise des frictions. — Néanmoins, en mai, nouvelle invasion de douleurs osseuses, que soidage et dissipe l’iodure de potassium à bref délai. Nulle autre manifestation jusqu’à ce jour.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29012491_0077.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)