Volume 1
De la bienfaisance publique / par M. le bon de Gérando.
- Joseph Marie, baron de Gérando
- Date:
- 1839
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Credit: De la bienfaisance publique / par M. le bon de Gérando. Source: Wellcome Collection.
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![celte recherche avec tout le zèle, avec toute la per- sévérance dont nous sommes capables. Mais pour servir avec succès celle grande cause, nous nous sommes attachés avant tout à la vérité; nous nous sommes défendu des illusions qui trop souvent fonl manquer le but en le dépassant; nous avons examiné, non-seulement ce qui est désirable, mais ce qui est praticable en réalité. [i] L’auteur de cet écrit a employé la plus grande portion de sa vie à en préparer les matériaux; cependant il avouera que pendant longtemps il ne s’était point proposé de le pu- blier. C’était pour remplir des devoirs personnels ou par l’impulsion naturelle d’un vif sentiment de respect et de sympathie pour les œuvres du bien, ou pour acquérir de précieuses lumières, qu’il avait visité lesétablisscmcnscha- ritables d’une partie de la France et de l’Europe, rassemblé et lu un grand nombre d’ouvrages sur celte matière. Il ne s’est décidé à traiter lui-même un aussi grave sujet, que pour répondre aux honorables instances qui lui ont été laites; il a été heureusement assisté par des conseils bienveillans; il a eu sous les yeux des exemples non moins instructifs. Il devra aux uns et aux autres ce qu’il aura pu dire d’utile. Il n’a redouté aucune fatigue, pour accomplir une œuvre dont il sentait de plus en plus les difficultés; il sent aussi toute l’imperfection du travail qu’il présente au public. Mais, la droiture avec laquelle il s’y est appliqué lui donne la cou- Nous n’avons éludé aucune des importantes ques- tions qui sont aujourd’hui controversées ; nous nous sommes imposé le devoir de rendre un compte fidèle des controverses qu’elles ont fait naître. Nous n’a- vons déguisé aucun doute,affaibli aucune objection. En exposant notre avis, nous en soumettons les mo- tifs A ceux qui liront cet écrit. Les amis du bien ju- geront les vues que l’amour du bien a suggérées [t]. fiance que les amis du bren l’accueilleront avec indulgence, et que ceux qui viendront après lui y trouveront du moins quelques secours pour accomplir mieux que lui la grande tâche à laquelle il s’est dévoué. Il s’est déterminé aussi par cette considération décisive, qu’à aucune époque la solution des questions auxquelles cet écrit se rapporte ne s’est mon- trée plus importante, plus urgente même, du moins pour la France. Tous les intérêts sociaux s’unissent pour le ré- clamer. Quelque faible que soit le tribut qu’on peut leur ap- porter, on ne doit pas hésister à l’offrir. Dans un précédent écrit, le Visiteur du pauvre, l’au- teur avait traité de l’exercice de la Charité individuelle ; dans celui-ci, continuant la même suite d’idées, il traite de la Bienfaisance publique, il montre l’accord qui doit s’établir entre l’une et l’autre. Des vues semblables s’y reproduiront donc quelquefois ; ces deux ordres de travaux serviront de complément mutuel l’un à l'au- tre. FIX DE l/lNTRODUCTIOX.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28749650_0001_0039.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)