Volume 3
Gallia typographica : ou, Répertoire biographique et chronologique de tous les imprimeurs de France depuis les origines de l'imprimerie jusqu'à la révolution.
- Lepreux, Georges, 1857-1918.
- Date:
- 1909-1914
Licence: In copyright
Credit: Gallia typographica : ou, Répertoire biographique et chronologique de tous les imprimeurs de France depuis les origines de l'imprimerie jusqu'à la révolution. Source: Wellcome Collection.
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![sur du papier insuffisant, pour le compte d’un sieur Harlé, mar- chand anglais *, et, en 1630, il figure en sa qualité d’imprimeur de cet ouvrage, dans la procédure intentée devant le Parle- ment de Rouen 1 2, par le Procureur Général, contre Jean-Jacques Tanquerel, soi disant auteur, — mais en réalité simple correcteur et prête-nom des Jésuites, — d’une Table Chronologique 3, dans laquelle, au grand scandale des magistrats du parquet de Rouen, l’ancien et célèbre avocat du roi Philippe VI de Valois, Pierre de Cugnières, était rangé parmi les hérétiques 4. Marie Fournières (1631-1645), veuve de Nicolas Courant, suc- céda à son mari et continua d’imprimer dans la rue de la Poterne5, jusqu’en 1645 au moins, car elle figure pendant tout ce laps de temps parmi les membres de la Confrérie S. Jean Porte Latine 6 ; il est même probable qu’elle n’abandonna la presse qu’au retour de son fils Julien, en 1652. IV. Julien II (1652-1691) estle plus célèbre de tous les Courant, et celui qui a le plus fait pour répandre leur nom aux quatre coins de la France. Fils de Nicolas, et de Marie Fournières, il avait vu le jour à Rouen vers 1625 7 et il avait sans doute appris son art dans la maison paternelle. Dès qu’il fut , en âge d’exercer, au lieu de rester à Rouen dans l’expectative de la succession de ses parents, il prit le parti de voyager et se mit en 1652 au service de la Cour, à Compïègne, et du Parlement, à Pontoise ; il a imprimé dans ces deux villes nombre de documents ayant un caractère officiel, et aussi quelques mazarinades. C'est à tort, — et je me fais un devoir de ré- parer publiquement l’erreur commise par moi, — que j’ai avancé précédemment 8 que Julien Courant n’avait pas séjourné réelle- ment dans ces deux villes ; j’avais été trompé par des apparences résultant des Notes de Frère, qui faisait débuter ce typographe en (1) Voy. Documenta, n° 620. — (2) Cf. Documenta, nos 627 et 628. — (3) Tous les exemplaires de cet ouvrage durent être scrupuleusement détruits, car on n’en connaît aucun qui ait survécu à l’autodafé ordonné par le Parlement. — (4) Cf. aussi sur cette affaire : A. Floquet, Histoire du Parlement de Nor- mandie (Rouen, 1840-1842, in-8), t. IV, pp. 423 et suiv. — (5) Yoy. par exemple : — Pantaleonis vaticinia. Satyra. Ad nobilissimvm virum Dominum Robertum Kerum Ancrumium Equitem Auratum, Serenissimoq. (sic) magnæ Britanniæ Regia Caméra. Authore Iacobo Hvmio Theagrio Scoto. [Fleuron.] Rothomagi, Apud Viduam Courant, in platea Poterne dicta prope Palatium. M.DC.XXXIII. (In-16. 92 p. ch. et i3 f. n. ch. B. N., Z. 17135). — (6) Frère, loc. cit. — (7) D’après la supputation de son âge au moment de son décès. V. infra, p. ii5, note 2. — (8) Voy. Gallia Typographica, Sér. dép., I, p. 181. G. Lepreux. Gallia Typographica. D. III. 8](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29006375_0003_0121.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


