Volume 3
Gallia typographica : ou, Répertoire biographique et chronologique de tous les imprimeurs de France depuis les origines de l'imprimerie jusqu'à la révolution.
- Lepreux, Georges, 1857-1918.
- Date:
- 1909-1914
Licence: In copyright
Credit: Gallia typographica : ou, Répertoire biographique et chronologique de tous les imprimeurs de France depuis les origines de l'imprimerie jusqu'à la révolution. Source: Wellcome Collection.
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![mais cela dura peu de temps et bientôt il n'eut plus qu'à se croiser désespérément les bras devant ses presses silencieuses. Réduit désormais à végéter à Dieppe, Dubuc se décida à fermer son imprimerie et se rendit à Paris, où, comme le dit l’abbé Cochet i, « la liberté de la presse promettait une ère nouvelle à la typo- graphie ». Je pourrais m’arrêter ici, mais pour terminer la notice de cet imprimeur, j’emprunte à l’abbé Cochet, en l’abrégeant par endroits, le récit de ses dernières années. « Gorsas, dit-il 2, avait fondé en 1789 le Courrier de Paris, pour faire suite au Courrier de Versailles. En 1791,11 l’intitula: Le Courrier des LXXXIII dépar- tements, consacrant ainsi la nouvelle division territoriale de la France. Enfin, en 1792, lorsque la République eut été proclamée, Gorsas appela sa feuille le Courrier des Départements. Le fougueux conven- tionnel en était à la fois le rédacteur et l’imprimeur. Cette double besogne l’écrasait. Pour la corvée matérielle, il s’associa J.-B.- Joseph Dubuc; aussi lisons-nous à la fin des numéros de décembre 1793, cette rubrique: Des imprimeries réunies de J.-B.-J. Dubuc et i A,J. Gorsas, rue Tiquetonne, n° 7 3. Dubuc imprimait aussi les ; ouvrages révolutionnaires à l’ordre du jour, entre autres le Caté- chisme républicain, qu’il ne faut pas confondre avec celui de Carnot. Sur les registres municipaux (de Dieppe), on trouve à la date du i 19 germinal an II (8 avril 1774), que le citoyen Dubuc, impri- : meur, fait don à la commune de 100 exemplaires du Catéchisme ■ républicain. C’était tout à la fois une réclame de librairie et un don patriotique. Après cette offrande à la patrie, nous n’entendons plus ■ parler de son existence parisienne devenue précaire et chancelante. ! Avant de partir pour Paris, Dubuc avait vendu son imprimerie à un ; jeune compositeur, qui depuis longtemps travaillait sous ses ordres et qui l’avait aidé dans des jours difficiles... Après la mort de Gorsas, le 8 octobre 1793, Dubuc revint à Dieppe et, en dépit de son traité avec Godeby, il y ouvrit une nouvelle imprimerie, qui i végéta plusieurs années et qui, après la mort de Dubuc, survenue le Ier juin 1810, fut réunie à celle de Corsange, gendre et succe- . seur de Godeby. » i Dieppe.] A Dieppe, De l’Imprimerie de J-B-J. Dubuc, Imprimeur du Roi, vis-à-vis la Place. M.DCC.LXXXIX. (In-S 16 p. B. N., Lb39 g65). (1) Op. cit., p. 24. — (2) Ibid., p. 25 et suiv. — (3) Cette imprimerie a échappé 1 aux recherches de M. Paul Delaiain, qui a omis de l’enregistrer dans son ou- ' vrage intitulé: L'Imprimerie et la Librairie à Paris de ij8g à i8i3. (Paris, ' 1899. Gr. in-8).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29006375_0003_0151.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


