Volume 1
Le systeme nerveux central : structure et fonctions: histoire critique des theories et des doctrines.
- Jules Soury
- Date:
- 1899
Licence: Public Domain Mark
Credit: Le systeme nerveux central : structure et fonctions: histoire critique des theories et des doctrines. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![a I.K f^YHTkMK KF.nVHVX CEK'mAl. « conduils » [r.h^zC] opLiques et, sinon decoiiverL Ic canal qu'on devaiL designer dii nom de irompe rZ'EusTA.GHE, du moins entrevn les rapports de I'oreille moyenne avec le pharynx. On citait son opinion, (rappee au coin d'un scepticisme vrainient scienLifique, sur la ibi'inalion du iajlus dans I'literus (i). Alcmeon croyait, ainsi qu'HiPPON, que la « Lete » se forme la premiere dans I'embryon (2), sans doute parcc que, dans la tete, estle cervcau, principedu sentiment et du mouvement, ct, comme le dil expressement Algmeon, siege de la raison: AXy.[j.a(wv ev tw rf/.scpaXo) eTvai -z, ■'ri^z\j.v)\.-/.6^) [Frag. C'est au cerveau qu'arrivent toutes les sensations. Par exemple, Folfaetion se produit parce que le cervcau attire les odours au moyen d'aspirations repetees: toutw (iy/.eifaXw) cSv oicpaiveaOa-. 'iXv.^iv. ota twv avaTcvowv Txg oa[;,a; (3). Alcmeon est probablement I'auleur d'une des plus anciennes physiologies des sensations. On connaissait d'ALMEON, une theorie de Taudition, du gout, de Todorat (4). Les sensations se trans- mettent.au cerveau par rinterm6diaire des « canaux » qui partent des organes des sens (5): il semble done avoir apercu I'etroite liaison des sensations avec I'organe des perceptions, le cerveau. La condition analoniique de ces rapports, les nerfs, devaient rester, pendant plusieurs slides encore, proibndement ignores. Herophile et Erasistrate, aussi bien que Galien, Rufus d'Ephese, Gelse, Aretee, nomment habituellement les nerfs de la sensibilite Tcipii; ils les ont con- fondus avec les tejidons etles ligaments (vsOpa). Nemesius le premier etablit plus nettement la distinction entre tendons et nerfs. Mais, pendant toute la haute antiquite hellenique, les nerfs conserv6rent le nom qu'ilsont chez Alcmeon, c'est-a-dire celui de canaux ou conduits {r.ipoi). Les anciens Egyptiens n'ont point plus distingue que les Hellenes les tendons des nerfs, les veines des arteres. II parait toutefois fort etonnant de developpemcnt pliyslologiquc, Ai.c.meon dc Crolone aurall compare, au dire d'AniSTOTE, I'apparition des polls de la puberlc a la floralson des plantcs, opoque qui precede celle ou les vegolaux porlentleurs semences (//. A., VII, i, i). (i) Pseudo-Plutarque, Placita, V, i; 16, 3. Censorinus, c. 5 el 6. II n cn est pas de m6me d'une opinion qui lui est attribuee, d'apres kquclle I'enfanl, duranl son scjour dans I'ulorus, mangcrail par la Louche. V. Oiubase, OEiu'res (Bussemaker el Dauembekg), HI, i5G. Liyrcs incertaiiis. Parlie incdilc. (a) Pseudo-Plutarque. Plac, V, 17, 3. 'AXmaitov -Jiv -/.vsaXk^, £V ^ ecr-t to fiysjxovr/.dv. Selon Alcmeon, la scmencc vicnt du cerveau ; elle cn est une partio (iy/.s^aAou [is'po;)- Ibid-, V, 3, 3. (3) Gf. TiiEOPRASTE, de sciisu, a5-a(). L olfaclion so produit par les narines en mcnie temps que, par la respiration, le soulllo est porte au cerveau : v) 7;vE'J[J.a -p6; tov EY/e'saXov. Fragm. 3, /I, 5. L'eau et le feu sont los conditions de la vision ; ce qui prouvc que los yeux contienncnt du feu (-:3p), c ost que par I'eiret d un choc ou d un coup on y pcrcolt des otincellcs, disait Alcmeon. (5) TnEOpnn., De scnsu ct seiisih., 36. « Tons les sens sont cn quelque fafon cn rapport avec le cerveau » : anxaa; Si xa; aioOrJasi; auvripTrjaOat r.io; -po; tov iyxj'cpaXov.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21273327_001_0018.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)