Volume 1
Le systeme nerveux central : structure et fonctions: histoire critique des theories et des doctrines.
- Jules Soury
- Date:
- 1899
Licence: Public Domain Mark
Credit: Le systeme nerveux central : structure et fonctions: histoire critique des theories et des doctrines. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by UCL Library Services. The original may be consulted at UCL (University College London)
23/772 page 9
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![psYCiiOLoaiE I'livsior.dc.Kji !■: iiov/nnni i-: t, ri(|iies. Cost parcc que rhommc a elc d'abord plus |)arli(iili('i'cmnnl fiappo des nianifoslalions de la vie affcclive qu'il a sitiic dans la poitrine, y fompris le diaplu-agmo (i), et dans la region du ereur, le desir, Tenio- lion, les passions el jusqu a la pens6c. Le niol (jiii sert a nomnicr le diapliragine, op-Q^*, designe beaiicoiip pins souvent I'inlelligence que Ojj^i; el &jxr„ expressions qui sont la vivante peinture des syniplonies de la vie morale, des passions, qu'accompagnenl les modifications du rhylhine de la respiration ct des ballements du coeur. Aussi est-ce le ctuiu, T^tjp, •/.paoiv;, y.Yip, jamais la Idle ni le eerveau, (]ui est considere comme Ic si6ge des sensations et des pcnsees. Dans Hom^re, les mols <\i<jyr, (psyche, ainc), Ojixo; (vie, esprit), ou cpvnq, qui servent generalement a exprimer la vie, designent aussi le cou- rage, I'ardeur, I'intelligence, les passions, tous les mouvements de I'esprit et des sens. C'est la psycM, I'image (£i'$w>.ov) touteCois, qui descend aux enfers, qui revient, qu'on interroge. La mere d'ULYSsE, dans VOdysscc (xi, 221-222) distingue entre le Ojij.o;, c|ui quitte les « os blancs » et la t{(U)jr,, qui voltige comme une ombre apres la moi't. Mais ni les spevec, ni le Ou;jic, places volontiers dans la poitrine, ou retentissent les emotions de la vie morale, la joie et la douleur, ne survivent a la mort, fin de tout. La maladic, qui fait deperir les mcmbres, aneanlit la vie (vouaoi;... xvixeoovi... (xeXeoiv £;£;5k£To ©uixov. Odys., XI, aoo-aoi). El lorsqu'f//i/J5e, non sans que la pensee ((ppeff;) ait precede raclion, veal saisir la psyche (({J/'flv) de sa mere defunle, dc cetle mere qu'il avail laissee vivante en jjarlanl pour llion, cl donl la vuc fait coulcr scs larmes (v. 87), Irois fois 11 est pousse par son desir (Ouiio?) d'embrasser celtc ombre si cliere, li'ois fois « cllc s'envole semblable a un ombre ou a un songe ». Ulysse cprouve en son coeur (y.-/);o'Ot) unc douleur aigue: « Ma mere, pourquoi ne m'allends-lu pas quand je m'elance pour le saisir, alin que, meme dans la demeure d'llades, nous puissions, lous deux en- laces, nous rassasicr de douleur ct dc larmes ? » Mais ce n'est plus qu'une ombre, un fan- lome (e'.'ocoXov): « Ilelas, mon enfant, telle est la condition des bumains lorsqu'lls sont morts; les tendons n'onl plus de cbairs ni d'os (ou yap exi (lapxai; xs xai otrxEot Tve? s/^ouuiv); la puissance du feu les delruit des que la vie (Ou[j.o'<;) a abandonne les os blancs. » {Oclyss,. XI. 30/| sq.) Les blcssures du front, de la tempe, aux environs des oreilles, a la region orbilaire, sont presque toutes reputees mortelles : le Oj[ao; aban- donne les membres et s'echappe. k Dans Vlliade, VOdyssee el aussi dans la Batrachomyoniachie, k-c/.ioxkoq ne signifie jamais autre chose que I'encdphalc ou la masse medullaire (cerveau, cervelet et btilbe rachidicn), contenue dans les parois du crAne. « Nous donnons, remarfjue Daremberc;, (1) AiusTOTE, //. W, Ml. « Toiil aiiiiual ijiii a du sung a aussi un cnuv (/.apoi'av) cl un](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21273327_001_0025.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)