Volume 1
Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texte / par MM. Privat-Deschanel et Ad. Focillon ; avec la collaboration d'une réunion de savants, d'ingénieurs et de professeurs.
- Augustin Privat-Deschanel
- Date:
- 1877
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texte / par MM. Privat-Deschanel et Ad. Focillon ; avec la collaboration d'une réunion de savants, d'ingénieurs et de professeurs. Source: Wellcome Collection.
33/1172 page 19
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![en considération ; les saisons tempérées sont les plus favo- rables. 3° Le régime alimentaire des émigrants doit être sévère, et basé sur les nécessités du nouveau pays qu’ils viennent habiter. 4“ Les travaux seront d’abord modé- rés, pour ne pas entraîner trop de fatigue. 5“ On devra, auiant que possible, établir les nouveaux habitants dans des endroits salubres, un peu élevés, loin des émana- tions marécageuses, des eaux stagnantes, en un mot dans les conditions les plus propres à éviter toutes mauvaises influences, toutes les causes de maladie. F — n. ACCORD (Physique). — Coexistence ou succession de deux ou de plusieurs sons produisant une sensation agréa- ble. L’accord le plus simple est l’unisson. Dans ce cas particulier, les sons, qui se fondent en quelque sorte l’un dans l’autre, ont le môme degré d’acuïté ou de gravité et ne diffèrent que par le timbre ou l’intensité ou par les deux à la fois. Viennent ensuite l’octave, la quinte, la quarte, la tierce majeure et la tierce mineure (i). Lorsque deux ou plusieurs corps sonores font entendre un accord, on trouve que les nombres de vibrations qu’ils exécutent dans le môme temps sont dans des rap- ports simples. L’unisson, l’octave, la quinte, la quarte et les deux tierces se caractérisent et se définissent par les rapports simples 1, 2, |, |, f et f; ces rapports expriment que dans l’unisson deux corps sonores font, dans le môme temps, le môme nombre de vibrations ; que dans l’octave l’un des corps fait deux vibrations pendant que l’autre n’en fait qu’une; que dans la quinte, l’un des corps fait trois vibrations pendant que l’autre en fait deux, etc. (2). On nomme accord parfait 7najeur la réunion de trois sons correspondant à des nombres de vibrations qui sont entre eux comme les nombres 4, 5, G ; tels sont les trois accords suivants qui plaisent le plus à l’oreille: fa, la, ut — ut, mi, sol —sol, si, ré. —Le premier et le deuxième son d’un accord parfait majeur forment une tierce ma- jeure ; le deuxième et le troisième, une tierce mineure ; le premier et le troisième, une quinte. On fait ordinaire- ment suivre ces trois sons d’un quatrième qui est l’octave du premier. Si l’on fixe sur un même axe horizontal quatre roues dentées dont les nombres de dents soient entre eux comme 4,5, 6, 8, et, qu’après avoir imprimé au système un mouvement de rotation assez rapide, on présente le bord d’une carte successivement à chacune des roues, on produira l’accord parfait majeur (voyez Gamme). ACCOUCHEMENT (Médecine et Hygiène), du mot cou- che, lit. — L’accouchement est une opération de la nature par laquelle la mère donne le jour à son enfant. Dans les conditions normales il a lieu à la fin du neu- vième mois de la grossesse; assez souvent cependant î’enfant naît seulement au bout de sept mois, sept mois et demi, huit mois. Plus rarement la grossesse se prolonge au delà du neuvième mois, et, sur l’avis des médecins, les législateurs ont admis qu’elle pouvait durer jusqu’à dix mois. L’accouchement prochain s’annonce par des douleurs particulières dans les reins et dans les flancs; il faut que le médecin soit appelé promptement. Ses con- naissances doivent le faire préférer à une sage-femme. L’accouchement pouvant toujours entraîner certains dan- gers, il importe que la personne qui y préside soit in- struite; d’ailleurs il ne faut pas oublier que la loi oblige la sage-femme à faire appeler un médecin dès que l’accou- chement présente quelque difficulté. La chambre que l’on destinera à cette opération, devra être spacieuse, aérée, sans être froide ni sujette à des courants d’air, bien éclairée et à l’abri du bruit; il y faut maintenir une tem- pérature de IG à 18 centigrades. La femme devra se vêtir de façon à n’être gênée en rien; le corset, les liens des jupons, les jarretières devront être enlevés ou détachés. Il convient de n admettre que peu de personnes dans la chambre, une ou deux suffisent avec le médecin; il faut surtout veiller à ce qu’aucune parole indiscrète ne vienne inquiéter la femme. On évitera le bruit, les odeurs fortes et pénétrantes, et en général tout ce qui pourrait la tourmenter et l’agiter. Alors, sous la direction du méde- (1) Uu accord peut rester musicalement le même lorsqu’on élève ou que l’on abaisse convenablement chacun des sons qui le com- posent : ainsi üo et sol forment un accord de quinte aussi bien que mi et si. (2) On a remarqué que dans les monuments d’architecture les grandes divisions dont l’ensemble satisfait pleinement l’œil, sont entre elles dans des rapports analogues à ceux qui constituent les accords. Ne\vton avait fait une ren;arf]iie analogue sur les espa- ces occupés par les couleurs dans le spectre solaire. cin, on préparera ce qui est nécessaire pour recevoir et habiller l’enfant. L’accouchement est d’ailleurs, il ne faut pas l’oublier, un acte naturel et non une maladie ; le plus souvent il a lieu sans que le médecin fasse autre chose que d’y assis- ter en le surveillant. On estime que i93 fois sur 20(', l’accouchement se termine sans accidents graves. Dès que l’enfant est né, on le frotte avec de l’huile ou du beurre, puis on le lave dans l’eau tiède et on l’habille avec soin. La mère doit alors être maintenue en repos ; il conviendra cependant de ne la laisser dormir qu’après trois quarts d’heure ou une heure, et pour cela on lui présentera son enfant, et la personne qui l’a assistée cher- chera à la distraire doucement et sans bruit. Il faut lui donner une chaleur modérée, éloigner les importuns et ne laisser arriver jusqu’à elle aucune cause d’émotion, et particulièrement les visites. Les boissons convenables sont l’eau de tilleul, l’eau sucrée, la tisane d’orge, l’eau gom- mée tièdes, etc. ; il faut attendre un certain temps avant do permettre des aliments, et on le fera toujours discrètement. Quelques femmes très-robustes se remettent, peu d’heu- res après l’accouchement, à leurs occupations habituelles ; quoi que l’on ait pu dire pour prouver qu’ainsi le veut la loi de nature, il y a toujours une imprudence extrême à en agir ainsi. Le médecin doit être consulté et écouté fidèlement pour fixer toute la conduite d’une femme ré- cemment accouchée; la moindre désobéissance peut avoir de très-graves conséquences.Trente-six à quarante heures après l’accouchement il se manifeste un accès de fièvre qui dure de quinze à vingt-quatre heures et que l’on nomme fièvre de lait ; puis la santé de la femme rentre peu à peu dans l’ordre accoutumé. Cet accès est à peine marqué quand la mère allaite son enfant. Au bout d’une dizaine de jours on la laisse se lever, puis quelques jours plus tard, suivant la saison, on lui permet de sortir. On .ne saurait trop recommander aux femmes qui relèvent de couches d’éviter soigneusement le froid. F — N. ACCOUCHEUR (Zoologie). — Nom d’une espèce de crapaud (voyez Crapaud). ACCROISSEMENT des être!:; vivants (Zoologie et Botanique). — Les animaux et les plantes viennent au monde dans un état rudimentaire où ils ne doivent pas rester; il leur faut se développer et s'accroître, pour arri- ver à leur taille et à leurs formes définitives, à ce que l’on nomme leur âge adulte. Cet accroissement n’a ja- mais lieu chez les corps vivants par l’addition de nouvelle matière à la surface de leur corps. Un tel mode d’accroisse- ment, que l’on désigne par le mot âQ juxtaposition [ponere, placer ; à côté de), n’appartient qu’aux minéraux. Les êtres vivants s’accroissent en prenant au dehors des matériaux divers, tels que les aliments, les boissons, l’air respiré; introduites dans leur intérieur, ces substances sont élaborées, transformées en des matières semblables à celles du .corps et arrivent enfin à en faire partie : on dit pour exprimer ce travail que les êtres vivants s'ac- croissent par intussusception {suscipere, prendre ; intus, à l’intérieur) et par assimilation {assimilable, rendre semblable à) ; on pourrait représenter les deux idées par un seul mot se nourrir, nutrition. En même temps que les êtres vivï?.r-cs prennent autour d’eux de nouveaux ma- tériaux, ils en rejettent sans cesse d’autres hors de leur corps (voyez Respiration, Digestion, Exhalation, Sé- crétion, Nutrition). Leur accroissement ne peut donc avoir lieu qu’à cette condition que la quantité des ma- tériaux nouvellement acquis surpasse la quantité des matériaux éliminés, ou, pour parler le langage des phy- siologistes, pendant la période d’accroissement, le mou- vement de composition est plus actif que le bnouvement de décomposition. L’accroissement d’un être vivant est d’ailleurs d’autant plus rapide que cet être est plus jeune. En général aussi l’accroissement total d’une espèce exige une plus grande durée lorsque sa vie est très-longue, et inversement; mais ce principe ne serait plus vrai si l’on considérait des êtres vivants très-diftéremment organisés; il se vérifie en gé- néral pour les plantes d’une même famille ou les ani- maux d’une même classe. ACÈNE {akaina). — Mesure de longueur grecque valant 10 pieds grecs ou 3“,08259. — Mesure de superficie des Grecs valant 9“c^502307. ACÉPHALES (Zoologie), du grec képhalê, tête, et a qui marque l’absence. — G. Cuvier a désigné par ce nom caractéristique la 4“® classe de son embranche- ment des Mollusciues. Les Moll. Acéphales n’ont point le corps divisé de façon qu’on y reconnaisse une tète distincte (exemple : l’huître comestible, la moule), leui](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2487162x_0001_0033.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)