Volume 1
Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texte / par MM. Privat-Deschanel et Ad. Focillon ; avec la collaboration d'une réunion de savants, d'ingénieurs et de professeurs.
- Augustin Privat-Deschanel
- Date:
- 1877
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texte / par MM. Privat-Deschanel et Ad. Focillon ; avec la collaboration d'une réunion de savants, d'ingénieurs et de professeurs. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![ques plantes et dans la sécrétion des animaux. Il est un des produits constants de la calcination, en vase clos, des matières organiques et notamment du bois (voyez \ IXA.IGP.E). Toutes les liqueurs alcooliques , vin, bière, cidre, etc., lui donnent naissance, en éprou- vant, au contact de l’oxygène, une fermentation acide dite acétification. — Au maximum déconcentration, il est solide au-dessous de IG”; on le nomme alors acide acé- tique cristallisable. — A une température plus haute, r’est un liquide incolore, d’une odeur vive et pénétrante, d’une saveur brûlante ; sa densité à PO est i ,003 ; — sa température d’ébullition, 120; — sa densité de vapeur prise à 230, 2,00 ; son action sur les tissus organisés est comparable à celle des acides minéraux les plus énergiques. — Sa stabilité est très-grande, sa vapeur n’est décomposée par la chaleur qu’à une température irès-élevée. — L’acide acétique se mélange en toutes ju’oportions avec l’eau; une contraction se produit, au moment du mélange, si bien que la densité de la disso- lution va en croissant jusqu’à ce que la quantité d’eau ajoutée soit supérieure à 32 pour 100. Le chlore agit sur l’acide acétique monohydraté sous l’influence des rayons solaires. Il y a substitution du chlore à l’hydrogène et formation d’un acide analogue à l’acide acétique, qu’on nomme acide chloracétique et qui a été découvert par M. Dumas. , C4H303,H0 + 3C1=: 3,HCl) 001303,HO Ac. acétique. Ac. chloracétique. L’acide acétique s’obtient dans les laboratoires par la distillation sèche de l’acétate neutre de cuivre (uer- det). La liqueur obtenue est verdâtre ; une distillation nouvelle faite avec précaution donne de l’acide acétique dilué [vinaigre radical). Quand on le veut plus concen- tré, on traite un acétate alcalin, l’acétate de soude, par l’acide sulfurique; le liquide qui passe à la distillation est mélangé avec un excès de chlorure de calcium, puis rectifié; cette opération fournit un acide très-fort et se solidifiant vers 10. Usages. — A l’état de dilution, ce corps est employé en grande quantité sous la lorme de vinaigre (voyez Vinaigre, Acétii'ication). Plus concentré, il sert à la fa- brication des substances dites sels pour odeur. Les pho- tographes s’en servent pour former avec le nitrate d’ar- gent un acéto-nitrate et donner à l’image que feront apparaître les agents réducteurs une plus grande netteté. Historique. — L’acide acétique a été obtenu pour la première fois assez concentré par Stahl, qui traita les acétates par l’acide sulfurique. Ce n’est qu’à la fin du XV me siècle qu’on a su obtenir son hydrate à l’état de pureté, et en 1852 seulement que Gerhardt l’a préparé à l’état anhydre., B. ACÉTONE, ou esprit pyro-acétique. —Substance qu’on obtient par la distillation d’un mélange de 4 par- ties d’acétate de plomb et d’une partie de chaux. C’est un liquide incolore, d’une odeur agréable, d’une densité de 0,7921 ; il bout à 6G, brûle avec une flamme blanche, et peut être employé quelquefois comme dis- solvant. Sa formule est C^H'^Oh Les chimistes considè- rent aujourd’hui le corps précédent, découvert par Che- nevix vers 1804, comme le type d’un certain nombre de corps appelés acétones et qui dérivent des aldéhydes (voyez Aldéhyde), par la substitution d’une^ molécule hydrocarbonée à une molécule d’hydrogène : tels sont le propione, le butyrone, le benzone, etc. ACHE (Botanique), Apium., Tourn., du mot celtique apon., eau, parce que cette plante se plaît dans les lieux humides. — Ce genre est intéressant pour la culture potagère, qui a fait d’une de ses espèces, l’Ache odorante, [Apium graveolens., Lin.), notre céleri cultivé [Ap. dulce.^ Miller), et une seconde variété, le céleri rave [Ap. rapa- ceum.^ Mill.) (voyez Céleri) ; une troisième variété est l’Ache des marais [Ap. palustre.^ P^nhin), type sauvage de l’espèce ; c’est une plante qui ressemble au persil avec des feuilles plus grandes et dont la racine et les fruits sont employés en médecine comme apéritifs et diuréti- ques ; elle entre dans la composition du sirop des cinq racines apéritives. Le genre Ache appartient à la famille des Ombellifères., tribu des Kock; il renferme des herbes à racines épaisses au collet ; à tiges rameuses, sillonnées; à fruits arrondis, doubles; dont les carpelles ont 5 côtes filiformes; columelle indivise. Le persil [Pe- troselinum., Hoflm.) forme, actuellement le type d’un genre distinct de celui-ci (voyez Persil). G — s. Aciie de montagne (Botanique). — Nom vulgaire de la Livèche [Ligusticum Levisticum., Lin.). , Ache des chiens (Botanique). — Nom vulgaire d’une Ethuse [Æthusa cyympium., Lin.). AGHÉE (Botanique). — L’un des noms vulgaires de la Traînasse ou Renouée des petits oiseaux [Polygonum avi- culare., Lin.). ACHÉES. — Nom donné par les pêcheurs aux vers lombrics dans quelques parties de la France. Pour se procurer cet appât, les pêcheurs choisissent des prai- ries fraîches et ombragées, puis, après avoir arrosé la terre avec une décoction de feuilles de chanvre ou de noyer, ils la trépignent avec les pieds, y enfoncent un bâ- ton qu’ils font tourner sur lui-même et font sortir ces vers par ce moyen. On a étendu le nom (Tachées aux vermis- seaux, aux larves qui servent d’appâts pour le poisson. ACHILLE (Tendon d’) (Anatomie). — Large tendon situé en arrière et au bas de la jambe, et qui résulte de la réunion des tendons des vo\x?>c\e^s jumeaux et soléaire. ACHILLÉE (Botanique), Achillea., Lin. — Plante de la famille des Composées.^ qui sert de type à un genre. Sui- vant Pline, ce nom a été créé en l’honneur d’Achille, élève du centaure Chiron qui le premier aurait employé VAchillée millefeuille pour guérir les blessures; quoi qu’il en soit de cette histoire, cette dernière espèce [A. millefolium., Lin.) a conservé sa vieille renommée à travers les âges, et c’est encore aujourd’hui Vherhe aux charpentiers., Yherbe à la coupure., à cause des proprié- tés qu’on lui attribue. Cette plante se rencontre abon- damment dans les lieux incultes; elle porte des capitules ou fleurs com- posées blanches, grou- pées en corymbes den- ses [fig. 40). Quelques variétés ont des fleurs roses purpurines. Une auti*e espèce mérite d’être citée, c’est l’A. ptarmi- que [A. ptarmica., Lin.), herbe à éternuer (du grec ptarmoséternu- ment) ; elle croît dans notre pays et se distin- gue par ses feuilles indi- vises, finement dentées. On employait autrefois sa racine contre les maux de dents, à cause de scs propriétés sternutatoi- res. On obtient dans les jardins une variété à fleurs doubles qu’on a appelée bouton d'ar- gent., nom qui a été donné à plusieurs autres fleurs. Le genre Aappar- tient à la tribu des P>éné- cionidées, sous-tribu des Anthémidées ] ce sont des herbes vivaces à ca- pitules multiflores, en corymbes; les fleurons de la cir- conférence sont pistillés ; le réceptacle est garni de pail- lettes transparentes. Les espèces sont nombreuses et plusieurs servent de plantes d’ornement. G — s. ACHROMATISME (du grec a privatif, et chroma, cou- leur.) — Destruction des effets de coloration que l’on observe dans les images des corps vus au travers des prismes fit des lentilles simples (voyez ces mots; voyez également Lumière, Dispersion, Aberration de ré- frangibilité). Si nous regardons un objet au travers d’un prisme, en même temps qu’il nous semblera déplacé du côté du som- met du prisme, nous le verrons bordé dans le sens des arêtes de l’instrument de bandes colorées en bleu et violet d’un côté, en jaune et rouge de l’autre. En accolant en- semble deux prismes convenablement choisisl’un en cristal, l’autre en verre ordinaire, et les disposant en sens inverse, la base de l’un dirigée vers le sommet de l’autre, on peut conserver au système la propriété des prismes de chan- ger la direction des rayons qui les traversent, tout en fai- sant disparaître ces bandes colorées, en sorte que les objets vus à travers ce système conservent exactement leur aspect en paraissant changer de plan. On dit alors que le prisme est achromatisé. Des eficts de coloration analogues seraient produits](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2487162x_0001_0036.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)