Procès-verbaux de la Conférence sanitaire internationale, ouverte à Vienne le l juillet 1874.
- International Sanitary Conference
- Date:
- 1874
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Credit: Procès-verbaux de la Conférence sanitaire internationale, ouverte à Vienne le l juillet 1874. Source: Wellcome Collection.
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![pour ]a jeter clans la boite à lettres la plus proche. Comme on ne peut pas exiger l'affranchissement de la part de l'expéditeur, l'Etat se charge des frais. Ces actes de dénonciation servent de base à l'employé médical d'une port, pour notifier toutes les semaines à l'autorité gouvernementale supérieure l'accroissement ou la diminuation des malades de choléra dans chaque endroit de son district médical, et d'autre part pour disposer avec ordre, une fois l'épidémie éteinte, les cas des morts de choléra en se servant des extraits mortuaires. De la même manière on doit arranger les notifications des cas de choléra dans la population militaire. Et, en effet, notre programme ne peut recevoir de meilleure exécution que chez les militaires, parceque le médecin militaire est toujours à même d'être le mieux instruit de chaque cas de maladie ou de décès. II. Examen des objets auxquels la matière morbiflque peut se fixer et par lesquels elle peut être propagée. Parmi tous les objets, qui peuvent être les porteurs du virus de la maladie spé- cifique et de cette manière servir comme moyens de propagation on doit considérer en premier lieu l'homme même et d'abord le malade ou l'individu mort de choléra, car il est possible que la matière morbifique se reproduise en lui et qu'émise par les voies excrémentitielles elle se communique aux individus qui viennent en contact avec lui, ensuite l'homme sain, auquel le virus du choléra peut s'attacher comme à un objet, sans lui être nuisible et être transmis par lui à d'autres individus (comme il a été constaté pour la petite-vérole, la scarlatine etc). Par conséquent, lorsque le choléra éclate dans un endroit ou dans une maison, il est important de ne pas seulement tenir compte des cholériques qu'on y observe, mais aussi des individus sains, qui viennent de contrées infectées et qui peuvent donner la maladie aux personnes avec lesquelles ils ont communiqué. Dans ces cas où la transmission de la maladie semble avoir eu lieu par des individus vivants, il faut rechercher quel genre de rapports ont eu lieu entre les infectants et les infectés, et quant à la transmission du choléra par des cadavres il faut se renseigner sur la ma- nière dont l'infecté est venu en contact avec le cadavre de choléra, en ayant égard particulièrement à son transport, à sa lotion à son habillement et à son ensevelisse- ment, à l'autopsie médicale, au séjour prolongé avec le cadavre dans le même endroit et à l'enterrement. Il serait en même temps utile de constater, si l'indi- vidu qui a lavé le cadavre n'est pas entré en possession du linge du défunt. En ce qui concerne les excréments des c h o 1 é r i q u e s il ne s'agit pas seulement des formes confirmées de la maladie, mais aussi des cas plus légers, c'est à](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21778589_0469.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)