Essai sur les fractures des os du crâne : thèse présentée et publiquement soutenue, à la Faculté de médecine de Montpellier, le 11 mai 1840 / par Charles Homps.
- Homps, Charles.
- Date:
- 1840
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Credit: Essai sur les fractures des os du crâne : thèse présentée et publiquement soutenue, à la Faculté de médecine de Montpellier, le 11 mai 1840 / par Charles Homps. Source: Wellcome Collection.
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![plupart de ces observations ont dté mal appréciées, et sont loin d’ôtre authen- tiques. Celles qui ont un certain degré d’authenticité sont excessivement rares et ne peuvent par conséquent infirmer la règle générale. Depuis les obser- vations de Petit de Namur, et de Lapeyronie , on a cherché à reconnaître le siège de la cause comprimante par l’espèce de paralysie qui se présente. ]MM. Magendie , Serres , Flourens , Bouillaud , etc. , ont fait des expé- riences clans ce but , sans arriver à aucun résultat satisfaisant. Il n’a jamais été possible d’apercevoir aucun rapport bien fixe entre la partie du cerveau lésée, et !a partie du corps qui est affectée de paralysie. J. Thomson a fait les mêmes observations. Une fracture du pariétal droit, produite par une balle, fut suivie de la paralysie du bras et de la jambe gauches. Dans un autre cas, il résulta,d’une fracture à la partie supérieure du pariétal droit, une paralysie légère du coté gauche de la bouche , et une paralysie com- plète de la jambe gauche ; dans un troisième cas , un coup de sabre porté sur le même os , qui s’exfolia dans une grande étendue , produisit une paralysie complète du coté gauche. ( Thomson. Obs. made in the military hospiial in Belgium. p. 5a- 53 ). Ainsi le siège de la paralysie , son étendue , ne peuvent nullement nous indiquer le siège, ni l’étendue de l’épanchement ; et cela est si vrai , que Bicliat a observé des paralysies lo- cales coïncidant avec des épanchemens diffus. ( œuvres cliirur. de Desault T 11 p. 27. ) J. L. Petit, et Boyer regardaient la paralysie comme un symptôme pa- thognomonique de la compression du cerveau. C’est là une erreur qui a été rectifiée par les travaux des modernes. ( Lallemand , Gama. etc }. Ils ont démontré qu’elle peut dépendre aussi de l’inflammation de cet organe. «La paralysie, dit M. Rostan, est le signe le moins équivoque d’une altéra- tion locale de l’encéphale ou de ses dépendances. »(l)La paralysie peut aussi résulter d’une simple irritation du cerveau , à la suite de la commotion , irritation dont le résultat est l’entretien d’une congestion sanguine qui dé- termine l’oppression de la masse encéphalique ; mais alors elle disparait après la saignée. La respiration stertoreuse manque quelquefois , et son absence n’est (i) Recherches sur le ramollissement du cerveau, page 222.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2236478x_0033.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)