Traumatismes du cou-de-pied : thèse pour le doctorat en médecine présentée et soutenue le 16 février 1866 / par Eugène Guieysse.
- Guieysse, Eugène.
- Date:
- 1866
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Credit: Traumatismes du cou-de-pied : thèse pour le doctorat en médecine présentée et soutenue le 16 février 1866 / par Eugène Guieysse. Source: Wellcome Collection.
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![temps les symptômes réunis d’une ou plusieurs fractures, d’une ou plusieurs luxations, ou de fractures avec luxations. Rarement les traumatismes du cou-de-pied, excepté dans les fractures de l’extrémité inférieure du péroné, sont exemples de plaies qui, en aggravant la position du malade, rendent du moins le diagnostic plus facile ; mais il est un autre traumatisme de l'articu- lalion du cou-de-pied dont je n’ai pas parlé, parce que cela n)’au~ rait entraîné trop loin : c’est l’entorse. J’en dois dire seulement quelques mots au point de vue du diagnostic différentiel. Une luxation peut difficilement être prise pour une entorse, la déformation qui existe dans les deux cas est toute différente: dans la luxation, c’est le squelette lui-n)ême qui est déformé, dans l’en- torse, la déformation n’est due qu’au gonflement et à l’infillralion des parties molles, gonflement qui en généra! apparaît beaucoup plus vile dans le cas d’entorse; de plus dans l’entorse les mouve- ments physio!ogi(]ues sont possibles, quoique douloureux. Dans les luxations, ils sont impossibles et parfois il en existe d’anor- maux. Il est plus facile peut-être de faire confusion entre l’entorse et une fracture de l’extrémité inférieure du péroné par arrachement. 11 faudra,dit M. ISélaton, se rappeler: 1° que, dans la fracture, les mouvements de flexion et d’extension peuvent s’exécuter sans dou- leur, et que le contraire existe pour l’entorse ; 2“ que, dans la frac- ture, on détermine une vive douleur limitée au point fracturé, • quand on vient à y exercer une pression ; dans l’entorse, la doideur est moins limitée, elle a son summum au niveau des ligaments déchirés; 3 enfin, si on saisit l’astragale immédiatement au-dessous des malléoles et qu’on cherche à lui imprimer de petits mouvements de latéralité, on y réussit dans le cas de fracture, la malléole externe s’écartant plus ou moins. 11 y a impossibilité de ce mou- vement anormal dans l’entorse. Quant au pronostic des traumatismes du çou-de-pied, il se trou- vera fait avec la thérapeutique, il varie nécessairement avec la](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22326182_0050.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


