Traumatismes du cou-de-pied : thèse pour le doctorat en médecine présentée et soutenue le 16 février 1866 / par Eugène Guieysse.
- Guieysse, Eugène.
- Date:
- 1866
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Credit: Traumatismes du cou-de-pied : thèse pour le doctorat en médecine présentée et soutenue le 16 février 1866 / par Eugène Guieysse. Source: Wellcome Collection.
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![porte charretière, qu’onlaissa tomber en voulant la mettre en place; il en résulta les lésions suivantes : «Fracture du péroné, environ à 1 pouce au-dessus de la malléole du tibia; vers la moitié inférieure de la malléolle, les bouts suj.é- rieurs des deux os sortaient à travers les parties molles dans une longueur de près de 2 pouces; la plaie avait environ 2 pouces d’étendue; le pied était fortement dejeté en fledans, en haut et un peu en arrière. Le D‘ Dubourg n’éprouva d’autre difficulté à la ré- duction que par la présence de quehjues esquilles qui furent enle- vée^s, et par la tension de la partie de la peau qui était comprimée sous les os échappés à travers la plaie. Le pied fut ramené aisément à sa place, les os fracturés furent rétablis dans leurs rappor ts nor- maux, les parties lavées et le sang étanché. Alors on disposa protup- lement une petite boîte disponible et dont les dimensions furetrt réduites convenablement à la jambe et l’appareil dont M. Dubourg voulait l’environner. On retira la planchette de l’extrémité qui cor- respondait au genou, on perça toutes les autres de trous nombreux; dans les uns, furent passés des bouts de ligatures <]ui se trouvaient écartés en proportion de l’épaisseur qu’elles devaient embrasser; elles étaient placées de manière à correspondre au lien inferieur, au milieu et en haut de la jambe, puis à la partie inférieure du pied. iM. Dubourg, voulant employer un traitement réfrigérant, et se trouvant chez un jartlinier et au mois de juin, se servit de laitues, au lieu de coussins; après en avoir détaché les côtes, il garnit le tond de la boîte de feuillage. Quant il y eut un lit assez épais, il écarta les ligatures, couvrît la plaie d’un linge fm, treinpé dans de l’eau froide, leva ensemble, d’un mouveineut doux, la jambe et le pied, et l’on glissa la boîte sous le membre qui posa sur la laitue affaissée par le poids. Il fit remplir de laitue tous les vides qui existaient entre les parois de la boîte, la jambe et le pied; une,légère com- pressioti pour maintenir la réduction fut ainsi exercée sur les parties latérales; sur la face antérieure, il mit une con)presse et une aüelie, puis il lia les ligatures; alors il jeta de l’eau froide sur tout l’appareil.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22326182_0057.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


